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OVERHEAD, nous a accordé rendez-vous au Spirit of 66 pour une interview, dimanche 5 avril 2009. C’est donc avec une certaine impatience et anxiété que SUZE et moi partons pour parcourir les quinze kilomètres qui nous séparent du Spirit of 66.
Quand on est anxieux, rien n’est fait pour arranger les choses. Nous trouvons porte close, ils sont en retard. Là, mais en retard. On entendait la répétition. Enfin, nous avons pu rentrer pendant que les gars mangeaient. Ensuite, premier contact. Ils sont fort en retard et nous demandent de remettre l’entrevue pour après le concert, ce que nous accordons de bonne grâce.
Le public commence à s’accumuler. Il y a du monde, ce soir au Spirit.
Alex se mêle à la foule et salue quelques habitués qui l’avaient vu à la convention Prog-résiste de 2006. Un bon souvenir pour tout le monde.
Il arrive le premier sur scène, vêtu en toute décontraction et affublé d’un nouveau look : cheveux hirsutes et barbe sauvage qu’il ne manquera pas de titiller pendant tout le concert.

OVERHEAD est chaudement accueilli par un public venu parfois de loin pour les acclamer.
Tous semblent les connaître, certains ont leur petit préféré, tantôt Jaako, tantôt Tarmo, tantôt Alex ou Janne et Ville.
N’oublions pas un membre à part entière du groupe : la flûte.
Alex introduit le concert en quelques mots. Il prédit des chansons que l’on connaît, d’autres que l’on connaît peu ou pas. Bref, un concert très, très long…Certain public lui souhaite 4 heures.
Il répond courageusement « non » d’une voix chevrotante. « Nous verrons » s’exclame Alex !
Nous entamons la première partie du concert avec le merveilleux morceau éponyme et épique de leur second album : Metaepitome. Pas de round d’observation entre le public et les artistes, les acteurs entrent en communion.
On enchaîne avec le mélancolique « Time Can Stay » et le joli petit grain dans la voix d’Alex. Celle-ci se fait hargneuse vers la fin de cette pièce où l’on vogue sur des eaux plus métal. Le troisième morceau « Kalevala » est un hymne relatant l’épopée finnoise. OVERHEAD poursuit avec l’éponyme de leur premier album, j’ai nommé « Zumanthum ».
Alex sort de sa poche une petite boîte à musique pour entamer « A Method… ». La première partie du concert se termine par le sublime « Space Oddity » de David Bowie et les clap-clap repris par le public en parfaite symbiose avec le groupe.
Ville reste seul en la place derrière ses fûts et nous fait un super solo de batterie. Il joue même un jeu avec le public qui entre dans la danse sans se faire prier. Il a même droit à un rappel endiablé quand il voudrait lui-même aller boire un coup avec ses potes. Il revient de bonne grâce à tel point que Alex s’inquiète, jette un œil et…repart, voyant que Ville assurait bien tout seul.
Rien ne sert de partir trop longtemps : Alex en oublie son instrument préféré. Il en est quitte pour refaire un peu de sport en backstages. La deuxième partie du concert est plus consacrée au dernier album « And We’re Not Here After All ». On débute les hostilités avec le magnifique « …to the Madness ». A chaque fois, on est agréablement surpris par l’interprétation des morceaux, qui ne sont pas calqués sur ceux de l’album. Solo de guitare beaucoup plus appuyé dans lequel l’émotion transparaît. Trois rappels ont couronné ce merveilleux concert.

« Dawn » entame le deuxième rappel, Alex chante, puis s’en retourne en coulisse, laissant la scène à ses potes. Tarmo joue à l’acrobate avec son clavier qui voulait se faire la malle, mais il a su remettre de l’ordre et éviter la catastrophe, le tout en jouant s’il vous plaît ! Jaako, le guitariste, nous joue des soli mélodiques de toute beauté. Lors de son retour, Alex oublie de nouveau sa flûte et se met à fredonner à la place, tout en se moquant de lui-même.
Voilà des gens qui ne se prennent pas pour les nombrils du monde: ils sont super sympas et simples.
Le second rappel se termine avec un son doux rappelant notre enfance : une boîte à musique.
Le salut des artistes et retour dans les backstages.
Un troisième rappel : exceptionnel. Alex demande le souhait du public. Un homme lui répond haut et clair « 21st Century Schizoïd Man ». Alex demande un autre titre et Tarmo donne le ton. Ce sera le titre demandé et dûment remercié. Ainsi se clôture ce concert qui aura duré trois heures.
En conclusion, un concert émouvant, original, convivial et…très chaud. Comme toujours au Spirit, le groupe se prête avec simplicité aux autographes et autres dédicaces. Peu de CD : le stock a été épuisé en Allemagne le jour précédent.
Ensuite, nous avons eu droit à ce que nous avions oublié pendant 3 heures : une interview avec Alex et Jaako que vous pouvez lire sur ce site.
Overhead nous a fait connaître les mythiques backstages du Spirit et ses murs étant la mémoire du passage de groupes plus connus les uns que les autres.
Merci à Monsieur Françis Geron, patron du Spirit, de programmer des concerts de très grande qualité.
Par Merlin & Suze
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