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Le concert vient de se terminer. Quelques minutes pour les dédicaces. Alex et Jaako nous proposent de descendre dans les backstages. On y sera au calme pour un entretien sympa.
C’est un véritable fourre-tout là-dedans. Il y a à boire et à manger dans tous les sens du terme dans cet endroit mythique.
Ce sera un entretien mixte : Alex et Merlin debout, Jaako et Suze assis.
Et c’est parti !
Quelques mots pour vous présenter, vous et votre musique. Quelle est l’origine du mot « OVERHEAD » ?
Alex : Les premiers arrivés dans le groupe étaient guitaristes. Quand ils ont vraiment monté le groupe, il fallait lui trouver un nom. C’est toujours un peu compliqué d'en trouver un. Ils en ont eu par-dessus la tête (over the head en Anglais) de chercher et finalement, ils ont contracté ces trois mots pour en faire qu'un: OVERHEAD.
Jaako : Il y quand même eu quelques propositions de dernière minute mais on a préféré OVERHEAD.
Alex : Il y a 9 ans et demi que ces évènements ont eu lieu. On fera bientôt une petite fête pour nos dix ans. (Alex se frotte les mains à l’idée d’une petite boum)
Vous êtes passés par le Spirit of 66 en 2006, pour la convention de « Pro-résiste ». Pour vous, que représente le Spirit de spécial par rapport à d’autres salles européennes ?
J : C’est notre salle favorite, sans aucun doute.
A : Oui, nous adorons cette salle. Les sous-sols sont géniaux, comme vous pouvez le voir. Beaucoup de gens ont atterri ici. Il y a plein de messages qui parlent d’un tas de trucs et un tas d’autres inscriptions que je ne traduirai pas, c’est trop horrible ! (nous éclatons tous de rire à la vue de ces milliers de souvenirs) Chacun veut laisser son empreinte !
Quel fut le contact avec les autres groupes comme QUANTUM FANTAY, SOLSTICE COIL ou MANGALA VALLIS ?
J : Nous n’avons pas eu de contact avec tout le monde, seulement avec quelques musiciens. Les circonstances et l’organisation de la convention ne nous en ont pas vraiment donné l’occasion.
Etes-vous généralement en contact avec d’autres groupes ?
J : Non, nous avons peu de contacts, du moins pas dans la convention. Nous faisons connaissance autant que nous le pouvons et pas comme nous le voudrions, faute de temps aussi.
Etes-vous des icônes dans votre pays ou plutôt des prophètes ailleurs ?
A : Des prophètes, absolument ! J'en suis persuadé. Nous ne sommes pas des icônes, donc forcément nous devons être des prophètes (rires).
Quels sont les pays les plus réceptifs à votre musique ?
J : L’Allemagne et la Belgique.
Peut-être la pologne ?
A : La Belgique sûrement.
La Pologne ? Nous venons d’y donner un concert et on a aussi tourné le nouveau DVD qui sortira prochainement en mai ou en juin. Nous devions nous rendre dans un endroit où les lumières et le son étaient extraordinaires. En fait, il s’agissait d’un théâtre. Juste qu’il y avait un problème : nous n’avions pas de voiture pour nous y rendre. Donc, nous avons dû y aller en train, ensuite nous avons pris un taxi et finalement, nous avons dû tout porter. Ce fut physiquement très dur.(on n’en doute pas car Alex nous a mimé le tout)
Maintenant, nous tâchons d’avoir un véhicule.
Et aujourd’hui, vous avez un véhicule immatriculé en Allemagne ?
A : (Alex bombe le torse et se fait une allure toute fière). Oui, nous avons une voiture allemande, une Volkswagen. (on pouffe de nouveau tous les quatre de rire)
Les voyages vous inspirent-ils, musicalement parlant bien sûr ?
A : Bien sûr, j’adore voyager. Tant qu’on fait moins de 400 km par jour, c’est facile et amusant. Cela nous inspire de jouer dans tous ces endroits différents, rencontrer beaucoup de gens. Nous voyons beaucoup de pays mais nous sommes loin de la maison.
Demain, vous serez chez vous, en Finlande ?
A : Non, nous allons dormir ici à Verviers. Nous irons sans doute à Bruxelles demain. Nous disposons de deux jours de liberté. On va en profiter un max.

Le Rock Progressif et le Métal sont-ils une tradition musicale des pays nordiques ?
J : Oui, on peut dire que le Métal est une tradition en Finlande. Cela fait quelques années que le Métal fait son nid chez nous.
A : Actuellement, juste ici aux sous-sols du Spirit of 66, vous pouvez trouver sur les murs les noms de plusieurs groupes de Métal tel que STRATOVARIUS. Nous l’avons repéré quelque part et l’avons à nouveau perdu, c’est un exploit de localiser quelque chose sur ces murs (rires). Le Métal est donc important, le Rock Progressif aussi. Le Métal aime se produire dans un monde sombre et froid. En Finlande, l’hiver est très long, très sombre et très froid (Brrrrr…).
Peut-on vivre sans l’apport de la vente de CD, uniquement avec les concerts et le merchandising ?
A : C’est une excellente question. Si vous voulez de l’argent, vous avez besoin d’un travail. C’est simple, nous avons du travail (autre que OVERHEAD) car chacun doit payer son loyer et le groupe ne nous prend pas tout notre temps. Nous ne jouons pas de la musique pour nous enrichir. Pour ceux veulent absolument gagner des tunes, c’est un job et rien d’autre.
C’est une passion pour vous ?
J : Si tu le fais seulement pour de l’argent, tu dois admettre la présence d’un boss qui va te dicter ta conduite.
Nous faisons nos CD et tournons nos DVD nous-mêmes ainsi que les T-shirts et rien de plus. De cette façon, nous tournons toujours aux alentours de 0 sur nos comptes. Cela ne nous coûte pas mais cela ne nous enrichit pas pour autant. Nous naviguons en zone libre !
Le Web vous a-t’il aidé à vous faire connaître ?
A : Oui, le Web est certainement la meilleure façon de trouver de la nouvelle musique. Les internautes peuvent naviguer en toute liberté. On trouve tout ce qu’on veut en matière de musique sur le Web. Un peu de volonté et le manuel pour s’y retrouver, tu cliques sur OVERHEAD et hop, tu peux acheter tous nos albums ! (Alex a tenté de nous citer toute la procédure mais, manifestement ce n’est pas son fort) (Rires).
Dans quel avenir un nouveau CD ?
A : Nous sommes très lents quand nous travaillons sur un nouveau CD. Il nous faut environ trois ans pour en concocter un. Surtout parce que notre musique est un peu compliquée et puis, nous faisons les enregistrements par nous-mêmes, nous faisons tout nous-mêmes. On a un peu d’aide pour vendre notre actuel CD, c'est tout.
Il nous faut environ trois ans parce que je suis un peu lent moi-même. Je donne énormément de ma personne pour chanter toutes les chansons d’un album. Il faut sans cesse recommencer et recommencer. Les autres sont en rogne et ils le manifestent (Chhhh…. !!).
Après « Metaepitome », super bien accueilli par la critique, vous saviez que pour «And We’re Not Here After All », les critiques et les fans allaient vous attendre au tournant. Est-ce que ce fut une pression supplémentaire à gérer ?
A : Non, pas vraiment. C’est toujours une pression supplémentaire de sortir un nouvel album. On ne sait pas comment cela va tourner et ce qui va se passer. Ce qui est fait est fait. Quand nous faisons un nouvel album, certains du groupe commencent déjà à se tracasser de son devenir, de son succès. Y en a des comme ça, qui aiment ce genre de stress. C’est seulement quand tout est prêt à être lancé que nous stressons vraiment tous !
Certaines critiques reconnaissent votre professionnalisme mais vous reprochent un manque d’émotion sur votre dernier album. Qu’avez-vous à leur répondre ?
A et J : Rien.
Quelle est la différence la plus significative entre « Metaepitome » et votre dernier album, mis à part la durée ?
A : Waouh ! OK ! Pour moi, la grande différence entre « And We’re Not Here After All » et « Metaepitome », c’est que le nouvel album est vraiment très, très personnel. Il est même tellement personnel que je n’ai voulu aucune autre intervention ! C’est une blague, évidemment ! Je ne veux répondre à aucune question la-dessus, car c’est vraiment trop personnel. Demande leur avis aux autres !
J : Avec cet album, nous avons réellement trouvé notre style. Maintenant, nous sommes OVERHEAD et rien d’autre. Je pense que la musique est mieux, les compositions sont meilleures, la production est meilleure. Tout est donc meilleur.
A : Oui, tout est meilleur.
Quel est votre morceau préféré sur le dernier album et pourquoi ?
J : Personnellement, mon morceau préféré est « Lost Inside ». Une atmosphère magique s’en détache. La musique te prend aux tripes. C’est un morceau très long et très beau.
A : Hmm ! « Lost Inside » est bien.
« Captain On The Shore » est ce morceau qui raconte que tu es entrain de dormir et que ton réveil est très dur, tu ne sais pas exactement ce qui se passe.
« A Method…To The Madness » est mon morceau préféré, avec ses sons comme des battements de cœur (on a droit au bruitage). On ne sait pas clairement définir l’époque de cette chanson. Cela ne vient pas des années 70, pas non plus des années 80 ou 90, c’est quelque chose de nouveau.
Vous allez sortir un DVD dont le titre est « Live After All ». Sa sortie est programmée pour le mois de juin prochain. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
A : Le nouveau DVD sort en juin-juillet. Nous verrons ce qui se passera. Il y aura beaucoup de morceaux qui n’ont jamais été entendus tels quels parce que, sur les albums nous jouons d’une certaine manière et en live, nous jouons d’une autre façon.
Nos chansons ont beaucoup évolué. Nous chantons différemment.
Nous avons mûri et n’avons plus rien à avoir avec ceux que nous étions il y a 4 ans. Donc, nous verrons… nous verrons (furieux asticotage de barbichette).
Pourrait-il y avoir des invités sur votre nouvel album ?
A : Oui, il y aura probablement des invités. C’est une tradition pour nous. Il y a eu un invité sur chaque album.
Je peux vous dire un secret. Pour le prochain album, j’essaye d’avoir un joueur de harpe. Il est très professionnel. La harpe est un merveilleux instrument, c’est un son céleste. On verra ce que les autres du groupe en pensent (Rires).
J : J’adore l’idée en tout cas.

Quelle question aimeriez-vous qu’on vous pose et qu’on ne vous a jamais posée ?
J : Aucune.
A : Oh, non ! Personne ne nous a jamais demandé de quel groupe portant le nom d'OVERHEAD était le meilleur. Il n’a donc jamais eu de réponse, mais moi, je la connais !
Il quelques groupes nommés OVERHEAD de par le monde.
Il y en a un en Finlande, le meilleur, nous.
Il y en a un en France, que je trouve potable mais pas aussi bon. Je n’ai plus entendu ce groupe dernièrement mais ils se sont trompés de nom.
Et il y en a un en Australie mais ils sont merdiques.
Donc, nous sommes les meilleurs (Rires).
Lors de votre venue en France (Bordeaux), certains ont eu l’exclusivité d’écouter des rushes audio de votre futur album. Avez-vous gardé les mêmes pour finaliser »And We’re Not Here After All ? »
A : Quand nous avons écouté les pré-mix de notre dernier album, ils étaient plus que des rushes audio, ils étaient finaux. On ne les a plus modifiés ! Finalement, leur écoute ne représentait plus l’exclusivité.
Il semblerait que vous aimer les Merguez ?
A : Ah oui, les Merguez. Pourquoi ne fait-on pas de bonnes Merguez en Finlande ? Je ne comprends pas. Les saucisses en Finlande sont toutes très différentes d’ici. Nous aimons cette nourriture. Donc, quand nous venons, nous mangeons beaucoup. Nous goûtons tout.
Les frites aussi ?
A : Oui, nous en avons mangé tantôt. On nous en a amenées aux sous-sols, donc on les a goûtées.
J : Les frites belges sont les meilleures.
A : Nous aimons aussi la tarte au riz. Nous en prenons toujours pour en ramener à notre hôtel. Nous la mangerons plus tard.
Quelques mots pour nos lecteurs de Progressive Area ?
A : Que dire en conclusion ?
J : Espérons que tout le monde aimera notre nouveau DVD et viendra à nos concerts.
A : (Il a pris un air très revendicateur, on se serait cru à une manif !) Mes potes ne doivent pas se tracasser. Tout va bien se passer, dans le futur. On continuera à composer beaucoup de morceaux parce que la musique n’est pas morte. (Imaginez un manifestant entrain d’asséner ces paroles) Je répète, la musique n’est pas morte ! Elle est toujours en vie ! Elle n’ abandonne pas !!!
Merci.
Par Suze
Traduction: Suze
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