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Les deux derniers en date de la famille Listenable Records étaient présents ce soir au Grand Casino de Paris. Journée défonce oblige ! Avec la soirée de la veille, j’étais sûr que ce concert allait péter fort. Pourquoi ne pas avoir deux bons concerts dans le même week end ? Oui, certes ça fait du boulot mais lorsque l'on aime on ne regarde pas trop ces choses là !
Au programme, les Allemands de CENTAURUS-A et les Français d’HACRIDE.
Rendez vous avec un vieux de la vieille en matière de bon truc qui tue, le Captain Noodle qui m’attendait au café du coin, manière de faire ensemble notre premier baptême du feu avec nos petits frenchy.
Après deux bouteilles de nectar des dieux, nous franchîmes le sol du nouveau casino. Bien belle petite salle. Je ne l’avais même pas remarquée lors de ma dernière visite en ces lieux. Le bar est là, on n'a pas tout perdu ! La console est au premier étage avec une vue plongeante sur la scène. Le merchandising aussi... L’album "Lazarus" sera pour moi après le concert, qu'on se le dise.
Normal, on ne peut pas passer à côté d’un aussi bon album, car il y en a comme ça qui vous parle d’entrée. Après un "Amoeba" presque incontournable, son successeur le sera lui aussi tout autant, soyez en sûr !
20h00, sonnent donc les premières notes de CENTAURUS-A, venu présenter son premier album "Side Effects Mantis".
C’est avec un son médiocre que le combo allemand balance son thrash, death extrême à grand coup de double grosses caisses et quelques petits soli fort intéressants . Mais n’étant pas trop fan du groupe sur CD, surtout avec ce son de guitare thrashy à la DESTRUCTION, fallait se douter que sur scène ça n'allait pas s'arranger...
Ce fut le cas malheureusement, les morceaux se sont enchaînés à l’identique sans que je les reconnaisse. Même si le groupe bouge bien sur scène, leur prestation n’a pas trop enchanté le maigre public. Malgré quelques solis bien placés et surtout une lead crachant un bon son, mon cou n’a pas souffert. C’est sûr qu’il est toujours dur d'ouvrir une soirée concert. Mais une chose est sûre maintenant, on sait pour qui le public présent en ces lieux s'est déplacé. Le batteur Patrick SCHRODEDER étant malade, le groupe lui avait trouvé un remplaçant pour cette soirée. La tête et les yeux figés sur sa partition, le pauvre ne s'est pas trop éclaté mais a tout de même assuré !
Courte prestation de six titres de CENTAURUS-A, puisque trente-cinq minutes plus tard, un vrai décor se mit en place. HACRIDE n’est pas arrivé les mains dans les poches. Un écran géant derrière eux où le nouveau logo du groupe fera son apparition tout au long du set et deux gros panneaux à chaque extrémité de la scène pour cacher les vilains amplis pas beaux, avec l’artwork de "Lazarus" noir sur blanc... ça en jette quand même. C’est sobre mais ça en jette...
21h00, les lumières s’éteignent et dès les premières notes, le public s’avance, se regroupe... Toujours pas beaucoup de monde mais on commence tous à saliver un peu. Le son est monstrueux, tout est parfait sauf peut être le chant de Samuel BOURREAU, un peu trop en retrait et que l’on peine à entendre. Mais je ne m’en plaindrais pas, pour une fois la voix ne couvre pas la musique !
Ceci étant, le groupe navigue entre les derniers morceaux de "Lazarus" beaucoup plus tendres que son prédécesseur et cela se voit et s’entend. La musique est forte et les cous commencent à bouger, les mains se lèvent et HACRIDE emmène son public à travers son voyage musical puissant et intense. Benoît DANNEVILLE et Adrien GROUSSET explosent chacun de leur côté sans trop bouger de leur place. Qu’importe, c’est enfin parti avec "Phenomenon" manière de commencer sur une bonne note de folie. "My Enemy" et la pièce de choix, "To Walk Among Them" avec son petit quart d’heure musical nous assoie. Suivirent ensuite, "Perturbed" et "A World Of Lies".
C’est presque l’hystérie après le final de "Act Of God" sixième titre du set, à la surprise générale, Samuel annonce le dernier morceau !
Le dernier morceau ? C’est une blague ? Même pas une heure de concert et c’est fini ? Nous n’avons même pas le temps de réaliser que le groupe entame donc le dernier titre "On The Threshold Of Death". Folie au sein du public, on prend ce que l’on nous donne et on en profite à mort !
Et bien non, ce n’était pas une blague ! Même pas de rappel, une heure et puis s’en vont ! Juste sept titres.
Snif ! deux groupes pour deux heures de concert. C’est maigre, terriblement maigre. Qu’importe, si vous voulez en avoir pour une heure de plus, va falloir vous déplacer pour suivre le groupe dans son périple. C’est ce que je me propose de faire lors de son apparition à Savigny Le temple (77) à 80 kms de la capitale. Il faut ce qu’il faut. J’aurai mes deux heures de concert d’HACRIDE !
Quel dommage, encore une fois, le public n’a pas répondu présent. Un samedi en plus, mince ! En semaine encore, je ne dis pas !!
De plus, vu le tarif proposé, même si c’était très court, vraiment très court, vraiment beaucoup trop court, ce n’est pas la peine de faire la fine bouche.
Après on viendra pleurer.
par Priam
www.myspace.com/hacridev2
www.hacride.com
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