Les révoilou, les zouzous ! A force d’écumer leur troisième album “En avant doute” de long en large, de haut en bas etc... (la révélation) et tous les concerts qui se sont présentés à moi, il ne fallait pas trop trainer pour enfin passer à la suite et à ce quatrième album. J'en avais eu un avant goût lors du dernier concert en date, en compagnie de RIVERSIDE à Paris, où, brave comme le pain, les lazuliens de LAZULI nous avaient interprété deux de leurs nouvelles compositions. N'en doutons pas LAZULI allait continuer d'apporter sa grosse pierre à l’édifice “rock” français.
Avec sa formation un peu spéciale LAZULI surprend aussi bien musicalement que visuellement... On ne peut que tomber sous le charme. Pas de batterie mais des percussions administrées par Yohan SIMEON et Frederic JUAN. La vulgaire basse est remplacée quant à elle par la Warr Guitare de Sylvain BAYOL (vous savez, le manche avec pleins de cordes !) et le petit plus du groupe est cet instrument unique en son genre : la Léode inventée par Claude LEONETTI, le fréro de Dominique, chanteur charismatique à la voix magique. Le tout est saupoudré guitaristiquement par Gederic BYAR.
LAZULI c’est avant tout un groupe de rock et ce dernier album en est encore la preuve... Neuf tubes de plus. Le groupe se bonifie avec le temps. Il prend de l’assurance et se permet plein de choses, il ose et s’affirme... Tant mieux, ça promet pour l’avenir.
Applaudissons donc la venue de “Réponse incongrue à l'inéluctable”. Si leur précédent vous avez emballé, aucun problème pour ce dernier. Les percussions, toujours de bonne facture, qui donnent le son lazulien, inimitable, sans oublier la léode, bien entendu.
Travail toujours efficace de Dominique LEONETTI sur les textes, jouant toujours sur les mots, les phrases à contre sens, dont l'ensemble pèse considérablement sur l'ambiance de l'album. Mon dieu, le monde va aussi mal que ça ?
Et pourtant, si certaines compositions sont de la même veine, sous un même schéma, d’autres sont beaucoup plus fouillées, plus progressives. C’est la première fois que LAZULI nous concocte un morceau en trois parties. Et quelles parties mes amis. Un titre, “La belle noirceur”, de plus de dix minutes, se trouve être justement le titre le plus progressif de leur répertoire. Sombre certes (comme son titre), mais avec beaucoup plus d’ambiances (administrées par jean Pascal BOFFO sur la première partie), parfois glaciales, qui avant manquaient et qui maintenant apparaissent en donnant beaucoup plus d’espace.
“En avant doute” avait été proposé, histoire de bien lancer LAZULI, avec CD et DVD. Ce dernier album “Réponse incongrue à l'inéluctable”, enfonce le clou. La machine est lancée, attrapez le manège au vol et embarquez, vous ne le regretterez pas !
Guest:
Jean Pascal Boffo - Guitar, Programmation (on 06)
Tracklist
01. Abîme (6:46)
02. On nous ment comme on respire (7:33)
03. La vie par la face nord (5:33)
04. Aimants (5:41)
05. Toujours un gars sur un pont (8:00)
06. Prologue - La belle noirceur (2:03)
07. La belle noirceur (5:17)
08. Epilogue - La belle noirceur (3:46)
09. L’Essentiel (2:50)