Daniel GILDENLÖW (PAIN OF SALVATION) - 12/12/2009 par Suze Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Suze   
14-12-2009

Daniel GILDENLÖW est le leader du groupe suédois : PAIN OF SALVATION. Reconnu comme groupe de Prog Métal faisant preuve d'une musique très originale et sans cesse mouvante. Ils ont leur avis sur beaucoup de sujets et ils l’expriment. The Phoner interview est une première pour PROGRESSIVE AREA. Ce ne sera peut-être pas la dernière…


Salut Daniel !

Merci de nous accorder cette interview. Ca va faire un peu bizarre au téléphone mais c’est un peu comme si nous avions une conversation, n’est-ce pas ?
Alors, conversons un peu !


Suze : Tu as créé le groupe Reality quand tu avais 11 ans. Ce groupe est devenu PAIN OF SALVATION EN 1991 ; Tu avais gagné en maturité, donc ressenti le besoin d’exprimer cette maturité au travers du nom de ton groupe aussi, mais pourquoi ce nom ?

Daniel GILDENLÖW: OH! C’est une bonne question. Je ne sais pas vraiment. Avec les années, il me fallait autre chose et c’est vrai que j’avais gagné en maturité. on n’a pas les mêmes goûts à 15-16 ans qu’à 11. Il fallait donc trouver quelque chose de nouveau, changer de nom. Nous avions connu le succès et nous avions connu des déboires. Il fallait que notre nom reflète cela. Il fallait que ce nom laisse entrevoir le combat que nous avions mené pour en arriver là avec nos vies. L’acte qui nous a demandé le moins de souffrance est celui d’avoir créé ce nom, car cela venait à la fin de la traversée du désert où le diable nous avait tentés et où nous avions trouvé la force d’atteindre le salut aux travers de toutes les souffrances. Je pensais néanmoins que personne ne retiendrait un nom pareil ! Deux semaines de cogitation intense m’ont amené à trouver que ce nom était celui qui s’associait le mieux à ce que le groupe avait vécu et à quoi il était arrivé.


S : Ton frère Kristoffer faisait aussi partie du groupe. Nous l’avons vu à la Convention Prog Résiste le 3 octobre à Verviers avec le DAMIAN WILSON BAND. Pourquoi est-il parti ? Etes-vous néanmoins toujours en bon terme ?

DG : Il est parti d’abord aux Pays Bas, avec l’agrément de tout le groupe. Là, il a connu celle qui est devenue son épouse. Il passait de plus en plus de temps, là bas en Hollande. Il rentrait parfois le week end, parfois non. (Excuse-moi mais je suis fatigué d’avoir beaucoup parlé). Il avait promis qu’il reviendrait pour les choses importantes mais, tu sais comment ça se passe, on dit quelque chose et puis on ne sait pas s’y tenir. On devait normalement le revoir à des moments bien définis avec l’accord de tout le monde. Il tirait plus du côté de son épouse, ce qui est normal. Nous avons donc eu de longues et répétées conversations au cours desquelles on en est arrivé à la conclusion qu’il fallait absolument une présence plus régulière et plus longue pour le maintien de la stabilité du groupe. Il arrivait même qu’il vienne tout juste pour le concert, sans avoir eu l’occasion de répéter avant. Nous en sommes donc arrivés à la conclusion qu’il valait mieux pour lui et pour nous, qu’il quitte le groupe. Je ne pensais pas que ce genre de choses pourrait arriver avec mon propre frère mais les années nous ont prouvé le contraire.


S : Tous les changements et surtout l’arrivée de Léo MARGARIT, votre batteur français, ont-ils eu des conséquences sur votre manière d’enregistrer, notamment la Jam Session ?

DG : Oui, cela a amené des perturbations, surtout parce que Léo est très différent du batteur précédent. Nous travaillons plus en Free style. Le problème, c’est que quand on improvise, il faut improviser un morceau d’un tout qui a été écrit. Quand on improvise, c’est impossible de refaire deux fois la même chose. Léo représente donc une espèce de danger musical. Nous avons l’habitude de composer tout dans les moindres détails. Il nous sort de nos habitudes. Pour le moment, il va bien dans ce que nous recherchons mais cet état ne sera certainement pas permanent et alors, nous aviserons.


S : Dans ton album « Scarsick », tu nous fais un savant mélange de plusieurs genres de musique ; on dirait un peu comme le « beard » et le « fish ». Tu l’as compris, ça donne BEARDFISH, un groupe que tu connais bien et dont certains pensent même qu’ils son complètement « tapés ». Les deux groupes sont quand même un peu attachés l’un à l’autre, non ?

DG : Oui…hum…Nous sommes en excellente connection avec eux. Si on jette un coup d’œil sur leurs albums, on constate qu’ils sont tous différents. Ils ont été composés rapidement l’un après l’autre. On aurait dit qu’ils travaillaient dans l’urgence et, pour moi, parfois, la musique est une affaire d’urgence. Ca peut être long mais émotionnel et la vie est assez sauvage. La musique représente les évènements de la vie, c’est la nature des êtres humains.

 


S : Votre tournée, Progressive Nation 2009, aux USA, avait été annulée pour cause de crack financier qui a touché SPV et qui aurait pu atteindre Inside Out. Des regrets ?

DG : Je pense que tout ceci a été une expérience fort ennuyeuse autant pour le groupe que pour chacun d’entre nous et aussi pour Inside Out. On a été amené à passer plus de temps sur « Ending Themes… », à améliorer certains points, à ce que d’autres soient plus déchirants. Finalement, nous en avons pris notre parti. Cette tournée n’a pu avoir lieu mais il y a eu d’autres choses à la place. Nous en avons profité pour composer de nouveaux morceaux. C’était néanmoins navrant car nous attendions cela depuis longtemps. Mais maintenant, en regardant en arrière, nous nous rendons compte que c’était probablement une bonne chose. Si nous avions quand même fait la tournée, ce aurait été avec des compromis et je n’aime pas les compromis quelle que soit la chose que je fasse.

S : Que penses-tu de la commémoration des 20 ans de la chute du mur de Berlin ? Garderais-tu un morceau de ce mur en souvenir ?

DG : Non, je ne suis pas un collectionneur de pierres. C’est bien de se rappeler de ce qui a été fait par le passé mais je ne suis pas actuellement intéressé par la guerre. C’est bien de commémorer ces 20 ans.


S : Barack Obama est là depuis un an et il a déjà obtenu le prix Nobel de la Paix ! Que penses-tu de ce président très controversé mais qui semble avoir des idées ? Crois-tu que ce sont les bonnes et qu’il fera tout ce qu’il peut pour les réaliser ? Méritait-il ce prix Nobel ?


DG : La question du prix Nobel de la paix pose toujours un problème. Pour ma part, personnellement, je n’ai pas entendu que Barack OBAMA a eu le prix Nobel de la paix pour sa première année de présidence. Je pense qu’il fait les choses avec cœur. L’inconvénient, c’est qu’il est fort jeune pour porter tout le poids d’un lourd passé sur ses épaules. Je ne pensais pas qu’il pourrait tenir son rôle aussi bien. De toute façon, ce n’est pas simple de se retrouver président des Etats Unis et OBAMA semble aussi vouloir le contrôle. Si on revient en arrière, le dernier président menait un jeu terrifiant. Et quand on repense à ce qu’il a fait, on se rend compte qu’il aimait bien jouer. Il se sentait suffisamment fort pour mettre en branle toute la machine de guerre et il n’hésitait pas à user de son pouvoir auprès des politiciens car le pouvoir creuse des fossés. Je pense que les idées de OBAMA sont très bonnes. Il pousse les limites sans cesse plus loin et j’attends de voir ce qu’il va pouvoir faire pour son pays. Il veut remettre de l’ordre là où il en faut. J’espère qu’il pourra y mettre les moyens. S’il arrive à tenir sa ligne de conduite, il fera une très grande différence et, tant qu’il sera président des Etats Unis, il pourra tenter de faire changer les choses. Il n’y aurait pas actuellement de candidat à sa succession. Tu sais, la vie du président des USA peut être un début intéressant à une fiction, car son pouvoir peut mettre en route toute une machinerie. Si je pouvais mettre en route toute cette machinerie, je ferais plus attention que Georges W. BUSH, les derniers temps de son mandat. C’était un politicien très intéressant quand il était plus jeune et vers la fin, il s’est passé des choses indescriptibles, il a bouffé son pays jusqu’au trognon. Dans n’importe quel pays, il est toujours dangereux de mêler guerre et politique. Quel que soit ton objectif de départ, tu finis toujours par digresser dans tes positions. Il a fait des choses qui ont vraiment surpris le monde. C’était un homme avec plusieurs personnalités.


S : Tu nous concoctes des albums qui ont un message à faire passer. Tu te tracasses ou te rebelles sur des problèmes socio-économico-politiques. Ce n’est pas toujours facile d’assumer ses idées. Le Net est un moyen de communication extraordinaire ? Considères-tu que c’est un plus pour ces causes que tu défends ?

DG : Les moyens de communications sont tels que les gens les font. Les gens font que c’est un excellent moyen de communication. C’est certain que tout va beaucoup plus vite et c’est devenu un moyen habituel de communiquer. Cela fait que les évènements ont lieu plus rapidement. Quand quelque chose se passe, tu le sais tout de suite. Il n’y a quasi pas de délai. Cela a l’avantage d’avoir un champ d’action plus large. Que ferait-on maintenant si nous ne l’avions pas ? Je pense que tu peux partager tes idées plus loin et toucher beaucoup plus de monde. Tu bouges beaucoup plus en travaillant par le web. Il est néanmoins assez controversé. Pourtant, si nous voulons toucher un maximum de monde, nous devons continuer à passer par le web. Les gens commencent toujours par écouter un échantillon avant de se dire qu’ils vont peut-être aller plus loin (rires). Nous avons quand même tous des opinions différentes à ce sujet à l’heure qu’il est.


S: Tu es papa depuis trois ans et demi et une nouvelle fois depuis peu. Penses-tu que tes enfants ont changé ta façon de voir les choses ou a-t-il plutôt aidé à réveiller des choses qui sommeillaient en toi ?

DG: Le fait de devenir père rend mon imagination plus fertile. Tu gagnes en empathie, tu dois mordre sur ta chique. Le fait d’être père te fait mettre toutes les choses en images pour que ton enfant te comprenne. Le fait d’avoir un enfant fait ressortir ce que tu as au plus profond de toi. C’est la personne la plus importante dans ton monde. Il te fait découvrir plein de choses, des jeux sur ton ordinateur. Tu connais le jeu, il te fait découvrir le reste. Il découvre les couleurs et il t’imagine un monde de couleurs. Tu penses être imaginatif mais lui, il a une imagination encore plus fertile que la tienne. Il te fait entrer dans tout un monde de sensations nouvelles. Il te fait voir les évènements de ton quotidien d’une toute autre manière. C’est aussi l’écart des générations. Tu sais qu’il y a des tonnes de ressources dans le fond de ton crâne et que tu n’atteindras jamais la compréhension parfaite. Mais un enfant peut te faire ressortir beaucoup de toi-même et t’entraîner dans un univers de sensations étranges.


S: L’écologie est aussi un sujet qui te tient à cœur. Je me rappelle avoir entendu parler mes parents de linoléum à mettre au sol dans une maison qu’ils venaient d’acheter. Ce revêtement de sol est composé de matériaux entièrement naturels. Donne-t-il une signification au titre de L’EP, précurseur de ton nouvel album, qui sort le 16 novembre ?

DG: Le linoleum donne juste une impression de froid. La froideur que l’on peut parfois avoir pour arriver à ses fins. Mais il peut aussi être le reflet de certaines émotions que l’on ne veut pas montrer au départ. Quelquefois, tu es fâché mais tu te montres agréable. Tu as dissimulé ton sentiment de colère. Linoleum reprend les sentiments d’une femme qui montre ce qu’elle peut avoir dans son cœur. Elle en arrive à ne plus pouvoir se contrôler. La seule chose qui l’intéresse est de pardonner ou de faire pardonner. Quelle que soit ton expérience dans les émotions fortes, tu te rends compte que le plus petit détail peut prendre des dimensions gigantesques. Si tu te retrouves dans ce cas de figure et que tu tombes dans un puits, tu te rends compte que tu cours à ta perte. Tout s’entrechoque dans ta tête et chaque détail devient grandiose. Cela veut dire aussi que cette femme a le choix de la direction à prendre. Mon avis est que cela est un recommencement sans fin, une sorte d’aller-retour vers toutes ces directions. Elle refuse de perdre le contrôle de la situation.


S: Le EP contient une reprise de Scorpions "Yellow Raven". Pourquoi celle-là ? C'est pas la plus connue des Allemands ?

DG: J’ai grandi dans les années 80, il y avait les SCORPIONS et d’autres stars de ces moments-là. Je pense que j’avais onze ou douze ans quand j’entendais ces morceaux que j’aimais beaucoup. On les entendait énormément dans les pays européens. Ils avaient à ce moment un look fort seventies. Ce qui fut à notre grand étonnement : ce sont les SCORPIONS ça ? Eh oui, c’était eux ! Le fait est que c’était vraiment un hippy qui tenait ce groupe et les autres gars l’étaient aussi. J’ai écouté leur album et je pense que je l’apprécie bien mieux aujourd’hui. C’est une très belle chanson qui ne souffre pas du passage des années et qui contient beaucoup d’émotions. Elle convient bien pour se joindre à un show acoustique. J’ai beaucoup aimé la jouer, juste prendre la guitare. Je crois qu’elle trouve bien sa place dans le EP.


S: Peux-tu déjà nous dévoiler un peu ce nouvel album, qui sera une double portion ?

DG: C’est bien un double album qui est supposé sortir aux Etats Unis. Je n’aurais pas imaginé faire cet album dans d’autres conditions. On avait plus de temps pour le réaliser vu que nous n’allions pas en tournée aux States. Il y a donc une première et une seconde partie. IL parle de la façon dont nous pouvons suivre la même route ensemble. Il parle des solutions que nous pouvons apporter aux différents problèmes. Il va paraître l’an prochain et répond à un besoin que nous avions de faire un double album. Il sortira probablement fin de l’année 2010. Les choses se font peut-être un peu plus lentement maintenant que j’ai évolué encore et que je suis devenu père. Je suis heureux de prendre un peu mieux le temps pour accomplir les choses.


S: Dans « Scarsick », tu abordes un peu tous les genres, même le disco avec le morceau « Disco Queen ». De quel genre de musique te revendiques-tu ? Le groupe avait-il sa place au Hellfest festival ?

DG: Il semble que nous nous sortions de manière plutôt originale des clichés. Nous avons fait en Allemagne un festival tout à fait Prog avec une musique qui tient tout à fait de la tendance hippie. Le lendemain, nous sommes allés en Grèce et nous avons joué avec un groupe de métal. Nous ne sommes pas vraiment d’une tendance en particulier. La musique que nous jouons est le reflet de notre personnalité. Je peux seulement espérer qu’elle est perçue de manière large et que les gens resteront ouverts à ce que nous leur ferons découvrir.


S: Tu es Suédois, je suppose que tu connais le groupe mythique ABBA. Mais comment les trouves-tu ? Tu aimes ou tu aimes pas ?

DG: Je pense que c’étaient des génies. C’est une musique sans âge. Tu peux la reprendre et la jouer maintenant sans paraître démodé. Ils font partie de l’histoire de la musique. Je ne pense pas qu’il faut les voir comme des Suédois mais juste comme ABBA. Je pense qu’ils étaient vraiment super à tous les points de vue.


S: Quelles sont tes principales influences ?

DG: Si on écoute ma musique, je suis nettement influencé par les BEATLES, KISS, FAITH NO MORE, Jésus Christ Super Star…des choses comme ça. On peux dire que les chansons que je préfère vienne de David BOWIE. J’aime aussi ce qu’il a fait au niveau de ce qu’il y autour de la chanson. J’ai beaucoup subi son influence. Il y a tout ce qui gravite autour de ma vie et que je peux observer au long de celle-ci. On peut voir ainsi naître de nouvelles chansons. C’est assez difficile de vraiment définir ces influences parce que tu prends ce qui vient au moment où ça te plaît. Il y aussi toute une série d’influences mineures qui viennent de la vie quotidienne comme l’influence d’une maman.


S: Que retiens-tu de ta participation dans les THE FLOWER KINGS ?


DG: C’était vraiment quelque chose de super pour moi. Je me sentais comme de l’autre côté du rideau. Je ressentais que tout devenait possible. D’un autre côté, cela avait aussi une part rassurante. Je sentais que je pouvais jouer de la guitare et chanter en parfaite harmonie avec eux. Chaque main pouvait avoir un rôle différent et c’était bien. Je pouvais sembler manquer de communication vis à vis de bien des gens mais j’étais bien comme ça.


S: Tu es très créatif mais dois-tu chercher l’inspiration ou te prend-elle n’importe où et de n’importe quelle manière ?


DG: J’essaie de focaliser mon inspiration car elle me prend aux tripes. Je tente juste de contrôler le flot avec lequel elle pointe son nez. C’est tout ce que je peux en dire.

S: Tu aimes changer de look. Sur la pochette de « Scarsick », tu te donnes un air plutôt sauvage et redoutable mais on voit néanmoins des yeux pétillants de malice. Tu es le bon et le méchant ? Peux-tu être aussi la brute quand tu défends que ce soit les autres ou toi-même ? Ou bien y a-t-il un petit grain de folie ?

DG: (il commence par éclater de rire à l’évocation d’une certaine folie) J’ai toujours semblé être un peu fou. Je te jure que je ne suis pas cinglé mais peut-être que j’aimerais l’être. (de nouveau, éclats de rire). C’est un peu dans ma nature. Un jour, quelqu’un m’a posé une question : si tu pouvais être une couleur, laquelle serais-tu ? J’ai répondu que je voudrais être cette couleur qui veut sans cesse en être une autre. J’aime le changement dans mon apparence et c’est comme une coquille dans laquelle je rentre. Je montre une personnalité différente avec chaque look et j’aime ça. Je suis un peu comme un chat enragé. Quand je suis à l’intérieur, je ne pense qu’à en sortir. Si je devais me catégoriser en tant que personne, ce serait en homme-chat.


S: Le groupe est en tournée à partir du 12 décembre en Australie plus deux concerts en Russie. Vous faites la première partie du groupe DREAM THEATER. Quels sont vos liens avec ce groupe ?

DG: Nous étions un peu partenaires depuis un certain temps avec quelques similitudes dans nos musiques. Nous voulions profiter de l’opportunité de pouvoir jouer au même moment. Ils font aussi des choses qui sortent des sentiers battus. Il y a un tas de raisons qui nous poussent l’un vers l’autre. Ce fut génial quand nous avons décidé de tourner ensemble. L’Australie représente une tournée assez coûteuse comparativement au nombre de concerts que nous pouvons y donner mais cela représente un besoin de nous sortir un peu de l’Europe, de faire un tour un peu différent. En plus, je n’ai jamais été en Australie. Ce sera vraiment un chouette voyage.


S: Envisages-tu une tournée à vous seuls pour bientôt ?

DG: Nous avons fait deux mini-tournées en solo en 2005 et 2007. Quand nous reviendrons de nos tournées en Australie et en Russie, nous comptons recommencer. 2002 fut l’année qui nous vit partir seuls à la découverte du public et c’était très bien. Cela voulait dire que nous pouvions continuer. Tu es écrasé par la pression et tu joues devant des gens qui connaissent tes chansons et ta musique. Ils veulent te retrouver, toi, dans ta musique. Je suis fort regardant à tout cela.


S: Cela te tenterait-il de venir au Spirit Of 66 ? On ne peut y mettre que 350 personnes mais il y a toujours un son superbe et un public tout chaud boulette, comme on dit chez nous !

DG: Je pense que ce serait bien de revenir une fois donner un concert à Verviers. C’est un environnement un peu exceptionnel avec une bonne acoustique. J’y pense souvent. Oui, je reviendrai un jour.


S: Sur le DVD « Ending Themes-On The Two Deaths Of… », tu parais stressé…pour faire tout à la perfection ? C’était la tournée « Be » qui voulait cela ou est-ce une contenance que tu as toujours ?

DG: Je pense que je suis stressé en permanence. Je travaille avec des gars qui sont dans le fond assez timides et je veille à ce que tout fonctionne bien. Dans des conditions pareilles, c’est très difficile de cacher un état de stress. C’est très intéressent de voir comment la personnalité peut s’enflammer pour certaines chose. Sans feu, on ne fait rien de bon. Quelque part, j’ai le besoin de souffrir pour bien avancer.


S: Y a-t-il une question que l’on ne t’a jamais posée et que tu aimerais vraiment qu’on te pose ?


DG: Je me pose parfois des questions à moi-même. Les gens ne te demandent pas toujours ce à quoi tu t’attends. Mais là, je ne m’attendais pas à cette question et je ne peux te répondre là, comme çà, dans l’immédiat. Sur le moment-même, rien ne me vient à l’esprit et ça viendra plus tard.

Merci beaucoup pour cette interview. J’espère te rencontrer pour de vrai un jour, pas trop loin !

DG : Merci à toi.

Suze avec l’aimable participation de Merlin.
Tous nos remerciements à Roger pour avoir permis que cette interview se fasse.
Traduction: Suze
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Commentaires
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proggy - quel ane...   | 93.22.57.xxx | 2010-02-01 06:45:18
Evitez de poser des questions politiques à un âne pareil....Mon fils de 7 ans sortirait des réponses plus intelligentes...le pauvre petit obama, jeune et inexpérimenté qui envoie encore 30.000 hommes pour la garantie des bénéfices de l'impérialisme US...C'EST PAS BEAU CA !!!

Pour le reste, pain of salvation a toujours été un groupe surcôté...
un 7.5 pour remedy lane qui reste le meilleur de cette poussive discographie..
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Dernière mise à jour : ( 01-05-2010 )
 
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