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Evidemment, avec mon pseudo, il m'était impossible de rater le concert parisien de MANFRED MANN'S EARTHBAND à Bobino organisé par Veryshow (voir le site veryshow.fr). Puisque l’occasion m’en est donné, j’en profite pour remercier Adèle et toute l'équipe.
Pas mal de monde s’entasse dans un Bobino refait à neuf il y a quelque temps déjà, très classe, propre en offrant un balcon plus que confortable pour pouvoir apprécier à sa juste valeur ce spectacle. Trop de chance !!!
Une mise en bouche d'un groupe français inconnu pour moi HOOKA HEY, trio guitare basse batterie qui s’est donc vu lancer les hostilités jouant six morceaux d'un boogie rock péchu sans grande originalité certes, mais avec des musiciens se faisant plaisir et c'est déjà ça invité par Veryshow (voir le site veryshow.fr) pour chauffer un peu la salle (pas toujours faciles pour des inconnus, mais peut être pas pour tout le monde !).

A l'heure prévue c'est à dire 21h20, un grand bravo pour le respect du public, les cinq musiciens du groupe anglais arrivent sur scène, dans une organisation immuable depuis plus de trente ans Manfred MANN son chapeau et ses claviers sur la droite de la scène, Steve KINCH le bassiste juste devant lui, Geoff DUNN et sa batterie au centre sur un piédestal en arrière plan, Pete COX le nouveau chanteur(ex GOWEST) successeur de Noel MACCALLA devant au centre et Mick ROGERS ses mocassins noirs et blancs et ses guitares sur la gauche.
Le spectacle commence par un grand classique du groupe "Spirits in The Night" chanté par Mick ROGERS et Pete COX intro spatiale d'une grande clarté et riff de guitare reconnaissable entre mille, rien de tel pour mettre le public dans sa poche même si les gens présents sont à 99% des fans immuables et fidèles du groupe depuis longtemps.
Deuxième titre "Castles Burning" reprise de Paul YOUNG, morceau joué sur scène depuis une bonne décennie mais qui a la particularité de n'avoir jamais été gravé sur disque avec un beau solo de guitare et une grosse présence de Steve KINCH à la basse.
Suit un nouveau grand classique avec une intro mystérieuse aux claviers "Martha's Madman" j'apprécie particulièrement ce titre car le groupe s'est fait une spécialité de le modifier à chaque tournée & nous ne pouvons le reconnaitre qu'à partir du moment où il est chanté, nous aurons droit ce soir et à cet instant au premier solo de moog de Manfred.
Le second solo suit avec le plus vieux titre joue live "Captain Bobby Stout" datant du premier album de 1972 morceau écrit comme "Martha's Madman" par Lane TIETGEN & peut être le seul titre joué ce soir là méconnu du public présent.
Le morceau suivant repris lui du boss Bruce SPRINGSTEEN "Dancing in The Dark" n'a jamais non plus été gravé sur cd (sauf sur le live bootleg sorti fin 2009);une surprise mon voisin de droite que j'avais soudoyé pour qu'il assiste au concert connaissait ce titre dans sa version originale......... bien sur, et un solo de moog encore et un solo de guitare incandescent de maitre ROGERS aussi.
Puis nous eûmes droit à une petite parenthèse rockn'roll acoustique du guitariste pendant que les autres musiciens reprenaient leur souffle. Retour aux affaires sérieuses ensuite avec la reprise de Bob DYLAN "Father of Day Father of night" dans une version raccourcie (à peine cinq minutes) magnifiquement chantée par Mick ROGERS avec une intro spatio temporelle aux synthés et en concluant encore une fois par des soli de moog et de guitare.

La première heure du concert évacuée, il ne nous restait que du gros poisson à ingurgiter pour terminer la soirée ce qui fut fait et bien fait en commençant par "Don't Kill It Carol" avec introduction monumentale de Steve KINCH à la basse & le chant possédé de Pete COX, en tout cas le titre où je l'ai trouvé à son meilleur niveau, petit rappel pas facile de succéder à ce poste à des pointures vocales comme Chris THOMPSON et Noel MACCALLA.
Ce fut le moment choisi par mon voisin pour s'éclipser sinon il ne pouvait plus rentrer chez lui, le pauvre........
Intro aux synthés, basse en apesanteur et un titre encore une fois ultra modifié pendant cinq minutes avant l'apparition du chant voici "Blinded By The Light" classique parmi les classiques, un indémodable pour tout admirateur du groupe avec reprise du refrain en choeur par le public.
Déjà le dernier titre, encore un irremplaçable "Davy's On The Road Again" avec un somptueux solo de synthé dans sa partie centrale, titre très peu chanté et conclut par un solo de six cordes de très haut vol de Mick ROGERS avec le refrain repris par un public connaisseur et connaissant les paroles par coeur.
Les musiciens quittent la scène mais tout le monde sait à cet instant qu'ils vont revenir pour un titre, celui qui termine quasiment toutes leurs prestations live depuis plus de trois décennies, le classique parmi les classiques j'ai nommé "Mighty Quinn" de mister Bob DYLAN complètement modifié une fois encore avec une longue intro instrumentale de plus de quatre minutes et un solo de guitare époustouflant de Monsieur ROGERS une version dantesque (douze minutes au compteur) pour clore définitivement le spectacle.
En conclusion un concert très professionnel, très sobre avec un light show classique (pas de film, pas de vidéo) pour un public entièrement acquis à la cause du groupe que tout fan reviendra voir la prochaine fois............
Par Mick Rogers
Photos par Pat Bishop
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Set list :
01. Spirits in the Night
02. Castles Burning
03. Martha's Madman
04. Captain Bobby Stout
05. Dancing in the Dark
06. Father of Day Father of Night
07. ?????
08. Don't Kill it Carol
09. Blinded by the Light
10. Davy's on the Road Again
Encore :
11. Mighty Quinn
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