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Vu le nombre d’années qui espacent la sortie de chacun de ses albums, VANDEN PLAS groupe qui officie depuis 20 ans sans aucun changement de line-up (suffisamment rare pour être souligné), ne pourra certainement pas être taxé de faire de la mélodie alimentaire. Jugeons en, « Beyond Daylight » en 2002, « Christ 0 » en 2006 et aujourd’hui, « The Seraphic Clockwork - The Lost Psalms ».
Cela pourrait aussi s’appeler les ‘‘Olympiades musicales’’, mais ces intervalles de temps peuvent aussi s’expliquer par le fait que les musiciens ont crée ou collaboré fréquemment au projet d’autres combos comme;
ABYDOS, ANGRA, RED CIRSUIT, KAMELOT, CONSORTIUM PROJECT, SECTION A ou MISSA MERCURIA. Bref du pain sur la planche tout ça !
En ce qui concerne VANDEN PLAS, je dirais que cette émulation, plus ces intervalles de 4 ans leur réussissent plutôt bien sur ce sixième opus (si on extrapole les albums live, les compilations et éditions spéciales pour les fans, et les Singles) !
Pour ce qui est des sonorités et de la manière de composer, le groupe est complètement dans la continuité de leur précédent opus, mais en ce qui me concerne, plusieurs petites évolutions se jettent à mes oreilles.
Autant, même après plusieurs écoutes successives, « Christ 0 » ne m’avait pas laissé de souvenirs particuliers, d’émotions précise, ni ce petit refrain ou passage bien construit qui se loge dans l’hippocampe pour ne plus vous lâcher. « The Seraphic Clockwork - The Lost Psalms » si !
Après seulement 2 ‘’relecture’’, le frêle organe qui me sert de boite à pensées avait déjà été conquit par certaines parties vocales hyper bien foutues, transitions sophistiquées mais très facile d’approche, ou mélodies habiles et précises. VANDEN PLAS fait toujours dans le Metal Progressif avec tendances Symphoniques, mais là j’apprécie particulièrement le fait que Stephan LILL aborde sa 6 cordes de manière plus Heavy qu’à l’accoutumée. Ce qui octroie aux titres un côté plus direct, moins ’’prétentieux’’ (pour l’aspect, recherche pour la recherche) et plus rageur…j’aime !
Bien sûr, le groupe n’a pas oublié sa facette Progressive et fort heureusement, les passages nettoyés de toutes harmonies superflues et de structures rythmiques trop riches ou percutantes, sont encore bien à l’honneur, faisant office de transitions dans des morceaux de hautes envolées. Les 12 minutes de « On My Way To Jerusalem » permet aux musiciens de mettre en avant cette recette, mais avec aussi les successions de changement de structures inhérentes à la technicité du groupe.
La guitare acoustique autant que la guitare électrique en son clair, utilisées avec parcimonie et efficacité, aèrent souvent les parties instrumentales. Mais ce sont surtout les claviers qui instillent les atmosphères avec un très bon niveau de subtilité musicale. Le piano se fait suffisamment épidermique pour véhiculer, comme sur l’intro de l’émotionnel « Quicksilver » (une Power Balade dont VANDEN PLAS a le secret), un sentiment de tristesse poignante. Alors, quand en plus viennent se superposer des instruments comme les Strings et Cuivres, le résultat est superbe.
L'histoire de l'album concept a été écrite par Andy KUNTZ et parle d'un voyage dans le temps. Le protagoniste, qui vit au 16ème siècle de Rome, est sous le charme d'une prophétie de l'Ancien Testament. Il retourne à Jérusalem en l'an 33, où il doit faire face à son destin donné par Dieu. Voilà donc pour la trame, mais comme je le soulignais plus haut, Andy s’est focalisé sur la justesse de ton et l’accroche mélodique. « Rush Of Silence » fait un petit clin d’œil au DREAM THEATER actuel sur son Refrain, mais le résultat est là, l’esprit est rapidement marqué de ces phrasés récurrents. Et cela sans déballage de maitrise technique !
Encore un album irréprochable et captivant dès le début jusqu’à sa fin, alors c’est selon ! On peut toujours apprécier le groupe pour son honnêteté, sa loyauté envers son propre style, ou être un peu blasé de voir les musiciens s’y enfermer sans chercher à chaque fois ce petit plus de folie. Moi j’aime aussi cela de ne pas être surpris…surtout quand ce n’est pas désagréablement !
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Line-up
Andy Kuntz - Vocals
Stephan Lill - Guitar
Günter Werno - keyboards
Torsten Reichert - Bass Guitar
Andreas Lill - Drums
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Tracklist
01. Frequency (6:16)
02. Holes In The Sky (5:26)
03. Scar Of An Angel (7:27)
04. Sound Of Blood (6:47)
05. The Fianl Murder (9:54)
06. Quicksilver (8:54)
07. Rush Of Silence (9:23)
08. On My Way To Jerusalem (12:51)
09. Elyson (5:33)
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