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Une bonne production, c’est très important et c’est souvent ce qui fait défaut aux groupes qui entreprennent d’autoproduire leur démo. Si le son est mauvais, le mixage des instruments mal équilibré… on s’en rend compte dès les premières secondes et l’écoute sera biaisée par ce manque de qualité de production, on aura alors naturellement tendance à sous-estimer les valeurs intrinsèques de l’album.
Fort heureusement, les Toulousais d’ABSTRACT CELL THEORY savent qu’on ne déguste pas un Château Petrus en ingurgitant une 4 fromages commandée chez Pizza Hut, ils nous offrent donc leur grand cru, «ACT», accompagnée d’une production léchée et d’un son franchement professionnel !
Seulement voilà, une bonne production c’est bien, mais il faut avoir des compositions qui derrière tiennent la route… Hé bien force est de constater que si le groupe maîtrise les techniques de production, il sait aussi y faire quand il s’agit de nous pondre une chanson ! On voyage tout au long de la démo dans un univers au son futuriste rappelant un peu DEVIN TOWNSEND époque «Ziltoid The Omniscient», alternant entre riffs violents et décousus («Lights Of Confusion») et phrasés planants et atmosphériques («Divided»). La remarquable voix de Lionel NARDINI sait elle aussi se nuancer, tantôt agressive à souhait, tantôt légère et éthérée, soutenue sur «Lights Of Confusion» par les grunts d’Olivier D’ARIES. La batterie fait quand à elle son petit bonhomme de chemin, se montrant à la fois sobre et complexe, soutenue par de solides lignes de basses. A titre personnel, j’ai complètement craqué sur le jeu de guitare (étant guitariste, je porte une attention toute particulière à la six-cordes), particulièrement carré, ne souffrant d’aucune approximation, tant dans les parties rythmiques que dans les solos. Une sacrée maîtrise technique de l’instrument, évitant le piège de la démonstration, comme en témoigne le solo de «Divided».
ABSTRACT CELL THEORY nous offre donc avec «ACT» (première partie d’un diptyque éponyme), une petite vingtaine de minutes de régal pour les oreilles. Un album très mature, piochant dans les influences des membres du groupe (en vrac DEVIN TOWNSEND, SYBREED ou PARADISE LOST) sans pour autant tomber dans le piège du mimétisme et du plagiat, ou encore du patchwork musical sans âme. Un sans faute, et peu de groupes peuvent se targuer d’offrir à ses auditeurs une première démo autoproduite quasiment parfaite. Mon petit doigt me dit que ce n’est pas la dernière fois qu’on entend parler d’eux !
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Line-up
Yannis Auguste - Guitars
Lionel Nardari - Vocals
Olivier D’Aries - Bass, Grunts
Olivier Berdeil - Drums
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Tracklist
01. Lights Of Confusion (4:20)
02. Return (5:39)
03. Virtual Life (5:32)
04. Divided (7:46)
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