Originaire de Naples et en activité depuis 1999, Gecko's Tear est sans aucun doute le groupe le plus original que j'ai entendu depuis longtemps.
Et ce n'est certainement pas avec cet album que ces jeunes gens vont défier le Music Business, mais plutôt une envie de se faire plaisir mais aussi d'alimenter nos longues soirées avec les copains au coin du feu, essayant lamentablement de deviner ce que joue Gecko's Tear !
Alors vous pouvez passer en revue plein de groupes comme ça et au bout d'une heure être toujours perplexe...Mais qu'est ce qu'ils nous font là ?
Et puis mince, après tout, ne cherchons pas trop et laissons nous transporter au gré de ces huit morceaux vers du Métal Prog, du Prog, du Jazz Rock de l'expérimental... L'ensemble est bien sûr très technique, breaks, changement de rythme, un peu trop tout de même pour les non musiciens dont je fais partie. Oui, car il faut suivre un peu quand même. N'attendez pas que je décortique tous ces morceaux car j'aurais trop peur de ne pas m'en sortir. C'est donc exclu. J'aimerais éviter de passer, à vos yeux, pour un idiot. Non, les quatre Italiens nous proposent donc de choisir parmi ces huit morceaux et le choix est vaste. Impossible pour moi de dire lequel je préfère vu qu'ils sont tous différents.
Bien sûr, les notes ne fusent pas comme ça n'importe comment. Ce n'est pas non plus, refrain, couplet et vas y que je te colle un beau solo......!
La folie qui s'empare des musiciens est vraiment contagieuse car tout est à la fois très rythmé et technique. Mais à côté de ça, on a vraiment envie de taper tous en cœur dans nos mains.
Finalement, le squat autour du feu se transforme petit à petit en une ambiance festive. Ca swing à tout va, les serpentins et les confettis font leur apparition. Bien sûr, ce n'est pas non plus la fête à Neu Neu, faut pas exagérer mais franchement, cet ensemble est prêt tout aussi bien à nous divertir qu'à nous époustoufler.
Et si on doit parler d'un musicien, c'est Claudio Roecker Mirone qui obtient la palme, car c'est autour de lui que nos trois autres joyeux lurons progressent. Son chant influe aussi sur le rythme des morceaux. Une interprétation riche tantôt mélancolique, tantôt ironique, violente. Bref, tout y passe. Et c'est un merveilleux guitariste qu'il va falloir surveiller de prêt. Sans oublier les autres aussi mais qui ne sont pas libres de s'exprimer à cause de cet électron libre qu'est Claudio et c'est bien dommage.
Une dernière petite remarque avant de lâcher les potes qui eux, sont toujours autour du feu. Pour mieux commercialiser l'album, toutes les paroles ont été enregistrées en Anglais. En concert, C.Roecker Mirone, chante en Italien.
En tout cas, « Contradiction » est leur premier album et déjà le talent est là. Et comme son titre l'indique bien, il est donc contradictoire. Il est déjà réservé à une petite minorité d'entre nous et il ne faudrait pas y rester et s'embourber dedans. Ce serait vraiment frustrant.