Bruce SOORD (THE PINEAPPLE THIEF) - 28/10/2010 par Suze Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Suze   
09-01-2011

Je suis venue faire cette interview avec un sentiment de curiosité. Quel personnage se trouvait derrière le visage de Bruce SOORD, derrière ce voleur d’Ananas, leader d’un groupe Anglais qui devient une valeur sûre dans le monde de la musique ? Eh bien, je peux vous le dire maintenant, il s’agit là de quelqu’un de très attachant, intéressant, sensible et humain. Un fou de musique dont le groupe a ce drôle de nom : THE PINEAPPLE THIEF.


S :
Il semblerait que tu aimes les ananas ! Juste pour les manger, les cuisiner ou les trouves-tu simplement beaux ?

Bruce Soord :
Quand j’ai commencé à travailler avec TPT, on ne faisait qu’enregistrer et il fallait trouver un label. J’ai envoyé quelques chansons à gauche ou à droite et j’ai eu réponse. On m’a demandé de faire un album. J’ai répondu OK mais que nous n’avions pas encore de nom. En fait, le nom vient d’un film dont le titre est « East Bay » (connais pas !) On y voyait une fille se sauver en volant des ananas et un type lui crier derrière qu’elle était une voleuse d’ananas. J’ai trouvé que c’était un chouette nom et voilà comment nous sommes devenus TPT. Je n’aurais jamais pensé à ce moment-là que ça durerait plus de dix ans !
S : Et tu aimes les ananas au moins ?
BS :
Oh oui, je les aime !


S : La première fois que je t’ai vu c‘était à LORELEY « Night Of The Prog », un beau souvenir ?

BS :
C’était fort mitigé ! D’une part, L’endroit était superbe et la scène aussi mais, d’autre part, notre prestation a été nulle.
S : Quelle en est la raison ?
BS :
Je pense qu’il y avait un manque de maturité de notre part dans ce genre de manifestation. Nous nous sommes rendus compte en sortant de là qu’on avait beaucoup de travail devant nous pour une meilleure cohésion du groupe. On peut dire que le groupe de maintenant est différent de celui que tu as vu à Loreley. Donc, mis à part notre prestation, cela nous fera quand même un bon souvenir.


S :Tu aimes revenir dans le pays qui t’as vu naître ?

BS :
C’est vrai que je suis né là-bas. Mon père faisait partie du corps d’armée en Allemagne et j’y suis donc né. Ma sœur aussi d’ailleurs. Mes parents sont restés là-bas pendant quelques années.
S : Et quand es-tu revenu en Angleterre ?
BS :
J’avais seulement deux ans donc je ne me rappelle pas de cela.



S : Quel est ton sentiment quand on te donne l’étiquette de groupe de rock progressif ? Cela te dérange t-il comme Yogi Lang du groupe RPWL ?

BS :
A vrai dire oui ! On doit toujours savoir dans quelle catégorie on se trouve ! Les gens peuvent nous catégoriser comme ils veulent. S’ils trouvent que nous sommes rock progressif, c’est bon ; s’ils trouvent qu’on est autre chose, c’est bon aussi ! Il y a le neo prog, le post prog et un tas d’autres choses. Le plus important est ce que nous avons dans nos têtes et ce que nous faisons pour le transmettre.


S : Tu joues de la guitare sur scène mais était-ce ton premier instrument ?

BS :
Oui !
S : Et celui que tu préfères ?
BS :
Oui, tout commence avec la guitare et chanter vient après ! J’ai d’abord commencé par jouer de la guitare dans mes tous premiers groupes. J’ai pensé à développer ma voix par après.
S : Et tu joues aussi d’un autre instrument ?
BS :
Sur certains albums, je joue aussi d’autres instruments mais ce n’est pas chose courante. Je joue parfois de la basse.


S : Il y a quelques années tu étais le guitariste de VULGAR UNICORN, était-ce une belle aventure et pourquoi l’avoir arrêtée ?

BS :
Et bien, c’est une histoire qui s’est arrêtée d’elle-même ! Les membres du groupe étaient vraiment des gens très chouettes. Je garde de bons souvenirs d’eux. On a fait plein de choses ensemble. C’était une collaboration très fertile. Le souci est que le groupe ne voulait absolument pas faire de concerts. Or, les concerts représentent au moins 50% de la musique pour moi ! Finalement, ils ont choisi d’autres voies comme écrire des musiques de films et cela ne m’intéressait vraiment pas. Ils se sont justes arrêtés de faire des albums. Voilà l’histoire.


S : TPT est-ce le projet de Bruce SOORD ou un groupe ?

BS :
C’était un projet, c’est maintenant un groupe à part entière !


S : Quand Matt O’LEARY a quitté le groupe et a été remplacé par Steve KITCH qui est aussi à la production, « Twelve Stories Down » devint « Ten Stories Down » ! Peux-tu m’en dire plus ?

BS :
Quand nous avons terminé le premier des deux albums, on avait beaucoup boulotté mais nous trouvions que ce n’était pas encore suffisant. La production ne nous en paraissait pas satisfaisante non plus. On a réenregistré quelques mois plus tard, nous voulions absolument améliorer la qualité de notre son et de douze, nous sommes passés à dix histoires, tout simplement.


S : Tu as enregistré quelques albums sous le label de CYCLOPS et puis, tu les a quittés pour K-SCOPE. Qu’est-ce qui a motivé ce changement ?

BS :
CYCLOPS était plutôt une affaire d’un seul homme qui n’avait pas trop de sous et qui voulait bien sortir des albums mais que cela ne lui coûte pas de trop. Tout ce qu’il faisait était bien entendu distribué mais il ne faisait pas suffisamment de publicité. Ce qu’il s ‘est passé, c’est que Steve NELSON, un producteur, nous a entendu et nous a dit que nous pouvions arriver à une collaboration fructueuse avec les gens de K-SCOPE. Et cette collaboration que nous avons acceptée nous apporte énormément. Nous jouons beaucoup plus en live, ce qui est important pour nous.


S : As-tu des contacts avec d’autres musiciens de K-SCOPE : ANATHEMA, LUNATIC SOUL ou PORCUPINE TREE ?

BS :
Oui, nous échangeons souvent des mails avec Steven WILSON. C’est quelqu’un de très bien. Il est venu nous voir en concert à Londres et il nous a rendu visite dans les backstages. Il avait vu le band à Loreley où nous n’étions pas bons du tout et il venait quand même nous revoir. Finalement, nous avons fait comme un concert dans les coulisses avec lui, c’était vraiment génial. Là, nous avons donné un excellent concert avec un très bon son et un bon auditoire. Ca compte aussi. J’ai eu aussi quelques contacts avec LUNATIC SOUL et nous avons joué avec RIVERSIDE l’an passé.
S : Ils sont venus en Belgique l’année passée mais je n’ai pas su y aller personnellement.
BS :
Ils refont une tournée en 2011.
S : Et ils vont venir en Belgique ?
BS :
Non, ils feront juste une tournée interne en Pologne. C’est une tournée anniversaire pour eux et ils ne la feront que dans leur pays.


S : Tu dois être fier de l’emballage de « Someone Here Is Missing » signé par le légendaire Storm THORGERSON (« The Dark Side Of The Moon » de PF) ?

BS :
Nous avions eu une conversation avec K-SCOPE au sujet du design que nous voulions donner à la pochette de cet album. K-SCOPE nous a proposé de travailler avec ce gars qui était fan de notre musique et qui pourrait nous amener de bonnes idées. Il a fait la route exprès sur Londres pour cela ! C’est un homme qui a quantité de projets dans sa tête, il est extrêmement productif. K-SCOPE lui avait envoyé quelques démos mais il voulait juger sur place. Nous sommes sortis du studio et il m’a cuisiné pendant plus de deux heures sur la signification des paroles de mes chansons et sur l’esprit de l’album en lui-même. Et puis, il nous a laissé en plan pour aller travailler. Il boulotte toujours avec des photos. J’ai reçu en fin de compte six concepts en photographies. Il y avait là de tout pour faire un bon choix, du classique et du moins classique. Il faisait ce qu’il appelait du classique pour PINK FLOYD. Il était visionnaire pour d’autres choses. Nous avions devant nous des orages et des tempêtes aussi mais notre choix s’est porté sur cette photo de « Post-it man ».
S : Et qu’y a t-il d’écrit sur tous ces post-it ?
BS :
Les paroles de toutes les chansons. On a mis plus de trois heures pour les écrire tous. Et c’est moi qui me trouve en dessous de tous ces petits papiers.
S : Oui, je sais et tu as tout d’une momie !
BS :
Oui, absolument ! Ca me rappelle un groupe des années 70 qui avait sorti un album avec une espèce de momie enrubannée à l’époque !


S : Sur les « post-it », ce sont donc les paroles de ton nouvel album ; ça nous parle d’amour impossible, d’incompréhension face au suicide d’un être cher, de relationnel. Les choses de la vie, c’est ta principale source d’inspiration ? Tu as besoin de cela ?

BS :
Oui, j’ai vraiment besoin de cela. Oui, parce que j’ai besoin d’aller au plus profond de mon cœur et je dois exprimer ce que je ressens. Cela vient des réalités de la vie et non de la fiction. Les chansons expriment ce dont je peux manquer et ce que j’ai pu faire de manière insatisfaisante dans ma vie. Je ne peux changer les choses qui ont été réalisées mais je peux exorciser en chanson ce que j’ai pu mal vivre. Je peux exprimer mes regrets. Mais soyons clairs, tout ce que je chante n’est pas nécessairement sombre même si certains le disent. Il y toujours des gens pour vous voir plus noir que vous ne l’êtes. Il faut penser que si tu te rappelles les choses que tu as mal faites, cela te permet aussi d’avancer dans la vie et de devenir meilleur.
S : Serais-tu un éternel insatisfait ?
BS :
Hélas oui et c’est un problème ! Quand tu es un artiste et que tu mets au point ce que tu fais, tu reviens sans cesse en arrière toujours pour essayer de faire mieux.
S : Et tu ne réfléchis jamais avant, pour ne pas avoir de regrets après ?
BS :
Je voudrais pouvoir réfléchir tout le temps mais ce n’est pas le cas. Je réfléchis juste maintenant à la question de savoir s’il y aura suffisamment de monde pour notre concert. Je suis en train de flipper comme un malade quand je vois qu’il y a peu de monde dans la salle. C’est assez magique quand les gens viennent te trouver après le concert, juste pour te serrer la main ou pour une signature. C’est un grand privilège pour nous de vivre ça, de voir que des gens aiment ce que nous faisons et ça nous renforce pour avancer. Je pense que ce soir nous serons chanceux si nous avons une centaine de personnes.
S : Ce soir, je pense qu’il y en aura plus !
BS :
Je l’espère vraiment !


S : « Someone Here is Missing » est plus explosif que « Tightly Unwound », même si on retrouve la mélancolie propre à TPT, tu es un homme mélancolique ?

BS :
Oui, je le suis !
S : Et on peut dire que TPT est mélancolique aussi ?
BS :
Oui, on peut le dire.
S : Et tu ne ressens pas parfois le besoin de changer de direction ?
BS :
C’est un peu ce que nous avons essayé de faire avec le nouvel album. Nous le faisons par la façon d’enregistrer mais aussi dans la manière d’interpréter les chansons sur scène. Mais je pense que le fond de ce que nous faisons restera toujours le même. On tente de changer un peu de direction, mais dans le fond de notre cœur, ce n’est pas vraiment une volonté.


S : « 3000 days » est le nom du coffret compilation sorti l’année passée, mais également un morceau du nouvel album. Pourquoi n’avoir pas sorti ce morceau en même temps que l’album compilation ? « 3000 Days » a une signification spéciale pour toi ?

BS :
Je venais de commencer la composition de « Someone Here Is Missing » et c’est juste à ce moment-là que K-SCOPE nous demande de faire une compilation. Je venais juste de terminer certaines écritures et on me renvoyait en arrière avec cette demande. La chanson devait bien s’appeler comme ça. K-SCOPE me disait qu’il fallait absolument trouver un autre nom à la chanson mais je n’en avais aucunement envie. C’est pourquoi nous n’avons pas sorti les deux au même moment.
S : Tu sembles être un homme vraiment très occupé !
BS :
Oh oui, on peut le dire !


S : Quand tu as choisi de remixer toute une série de chansons sous l’égide de K-SCOPE, c’était pour rayer un peu du passé de ta vie ?

BS :
Absolument pas. Que ce soit bien clair pour tout le monde, je voulais juste améliorer le son de ces chansons. Je veux sans cesse pouvoir améliorer ce que j’ai fait et ça donne peut-être du travail en plus mais c’est un besoin que je ressens. Je veux simplement rendre leur fraîcheur à ces morceaux, les rendre en quelque sorte plus vivants !
S : Que vas-tu nous faire dans dix ans ?
BS :
Contentons-nous du présent sinon nous allons faire des cauchemars !


S : Le mélange acoustique et électrique dans « 3000 Days » est génial. Est-il aussi un de tes morceaux préférés ?

BS :
Absolument ! On y a un peu laissé la place à l’impro aussi. C’est un morceau très vivant qu’on a adoré faire ! Tout ce mélange d’instruments est extraordinaire.


S : Aimes-tu être comparer à PORCUPINE TREE, MUSE, RADIOHEADS … ?

BS :
Je vais dire que ça ne me dérange pas ! Les gens ont le droit d’aimer ce qu’ils veulent et de l’interpréter comme ils le veulent. Du moment qu’ils aiment ce que nous faisons, c’est le plus important pour nous. C’est plutôt positif d’être comparé à quelqu’un. Mon plus grand regret est que notre nom soit THE PINEAPPLE THIEF parce que cela ressemble trop à PORCUPINE TREE. A cause de P et des T. Quand on nous appelle seulement PT, on se demande toujours de quel PT il s’agit.


S : Que retires-tu de votre tournée automnale à travers l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, la Hollande et « Last But Not Least », la Belgique ? As-tu des anecdotes ?

BS :
Bien ! Nous avons fait la tournée avec SUN DOMINGO et nous sommes passé par la ville hollandaise de Maastricht que nous avons brièvement visitée mais d’une visite bien arrosée. Le lendemain matin, quand nous nous sommes enfin réveillés, nous nous sommes rappelés que nous devions prendre la route pour l’Italie. Cela faisait au moins deux semaines qu’on tournait et ça commençait à faire beaucoup. Quand nous sommes arrivés en Italie, nous nous sommes trouvés face à un nombre de gens impressionnants, une foule que nous devions traverser. Et oui, un groupe rock est arrivé ! C’était dur physiquement mais ça nous a fait un excellent souvenir.
S : Vous allez sortir un live hors de cette tournée ?
BS :
Oui, nous avons enregistré tous les shows de la tournée ! Quand nous allons rentrer à la maison, je vais en ressortir le meilleur et en faire un mix qui sortira sur le site dès que possible.


S : Tu est très productif en 2010, un nouvel album et maintenant un nouvel EP qui s’intitule « Show A Little Love » (un morceau de ton nouvel album), 4 morceaux inédits dont deux sont acoustiques ? Tu as un secret ?

BS :
Ca, je ne sais vraiment pas le dire ! Je ne suis pas vraiment au courant moi-même ! K-SCOPE y est sans doute pour quelque chose aussi ces derniers temps, car ils nous demandent beaucoup de choses. C’est pourquoi nous avons sorti l’EP. J’ai donc attrapé ma guitare et lui ai dit que nous allions travailler beaucoup ensemble. Je ne sais pas comment je fais mais je ne sais pas non plus rester inactif dans le domaine de la musique. Je ne peux vivre sans elle !


S : Et penses-tu que tu seras toujours sur scène quand tu seras grand-père ? Il y en a encore pour quelques années !

BS :
Oh oui ! Je pense bien ! Quand on en parle avec les potes, on se dit tous qu’on ne s’imagine pas abandonner la scène. Je me dit que dans 20 ans je serai toujours sur scène car j’aime vraiment ça !
S : Et quel âge ont tes jumeaux ?
BS :
Ils ont seulement quatre ans !


S : Y a t-il une question qu’on ne t’a jamais posée et que tu aurais bien voulu qu’on te pose ?

BS :
C’est une excellente question ! Nous avons là un énorme blanc, signe de concentration intense chez notre ami Bruce !
S : Tout le monde a la même réaction au départ mais j’obtiens généralement une réponse !
BS :
C’est vrai ? Tout en y pensant, on ne m’a jamais demandé pourquoi je faisais ce que je fais ! Pourquoi vas-tu sur scène pour chanter ? Le pire dans l’histoire, c’est que je ne sais même pas dire pourquoi je fais ça. J’en ai tout simplement besoin ! C’est vrai que, depuis que je fais des interviews, on m’a posé toutes sortes de questions et que je ne m’étais jamais demandé si je voulais en entendre une en particulier ! Je devrais réfléchir mieux à la question !
S : Ce sera pour le prochain concert au Spirit !
BS :
C’est une solution !


S : Quelques mots pour nos lecteurs de Progressive Area ?

BS :
Merci à tous ces gens qui s’intéressent à nous, qui achètent nos albums et qui viennent voir nos concerts ! Toutes ces manifestations sont la preuve de leur amour de la musique. Les personnes qui viennent voir sur ton site, s’intéressent à ce qu’ils viennent y voir et c’est aussi ce qui nous fait vivre notre passion à fond.


S : Toute dernière question car nous travaillons quand même pour un site français ! THE PINEAPPLE THIEF viendra t-il en France ?

BS :
Quand notre dernier album est sorti, nous avons vraiment eu bonne presse en France. Les chroniques et les critiques ont été très bonnes et nous allons y faire des concerts. Beaucoup de groupes tournent pour le moment et pas des petits groupes. Je pense donc que, pour le moment, nous allons mettre les concerts entre parenthèses. Mais quand nous reviendrons pour une tournée en Europe, nous irons très certainement en France.
S : La France est pourtant réputée être un pays difficile pour les groupes de Prog ?
BS :
Oui, on ne peux pas le nier ! Nous n’avons été qu’une seule fois en France ! Et là, il tente de nous dire avec un charmant accent anglais que c’était à Saint Palais sur mer, au Crescendo, quoi ! C’est un festival entièrement financé par la ville. C’est gratuit pour les gens et ça attire du monde ! En Angleterre, on ne trouve pas ça ! Aucune ville ne met de l’argent dans l’organisation des concerts.

Merci pour cette interview !

Merci à vous !

 

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Par Suze
Photos par Merlin

 

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Dernière mise à jour : ( 11-01-2011 )
 
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