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Le Rock a souvent servi la thématique des extraterrestres venant visiter notre bonne vieille planète, mais jusqu’à aujourd’hui, le power metal symphonique n’avait jamais fait qu’effleurer le sujet.
A moins que je sois passé à côté d’un concept similaire…sans le savoir.
Donc, toujours de mon point de vue, « Majestic 12 : Open Files » premier opus du groupe SYMAKYA, se charge de combler cette lacune.
Alors certes, premier ‘‘bébé’’, mais les musiciens qui en sont les instigateurs ont déjà à leur actif quelques faits d’armes. Matthieu MORAND a déjà enregistré sept LP avec deux formations, ELVARON et AKROMA ; Kevin KAZEK, trois LP avec SEYMINHOL et Thomas DAS NEVES a lui joué sur « Virus », l’album de HEAVENLY.
Comme on peut le constater, nous n’avons pas à proprement parler affaire à des novices, ce qui ne pouvait laisser augurer que de bonnes choses.
Alors effectivement, « Genesis » ouvre la tracklist de manière assez fracassante ; mélange de mélodies à la PAGAN’S MIND (en référence au titre « New World Order ») sur le refrain, de petites transitions teintées de ANUBIS GATE, le tout éminemment structuré sur du Power Metal de belle envergure. Ce premier titre est très accrocheur mélodiquement, et plutôt bien servi par une production irréprochable. Quand Simon OBERENDER (Ingénieur du son sur les opus de EPICA, KAMELOT, EDGUY ou AVANTASIA) et Sascha PAETH (en charge du mastering de ANGRA, KAMELOT, EPICA, RAPHSODY OF FIRE) sont mis à contribution, le résultat est là.
Pour ceux qui connaissent le parcours de Matthieu MORAND, initiateur de SYMAKYA et de cet album, l’autre bonne surprise est que le bonhomme ne sombre pas dans le piège de l’auto-plagiat (AKROMA faisant du Black Metal mélodique et ELVARON du Metal Progressif), même si son jeu est assez proche de celui adopté dans ELVARON, « Majestic 12 : Open Files » avec ses approches classiques, il a une âme bien à lui, en marge des deux genres précités.
Dans cette même comparaison, Thomas DAS NEVES lui aussi plutôt habitué dans HEAVENLY à un Power Metal assez linéaire, exploite plus ses possibilités techniques à travers des compositions assez changeantes et évolutives.
Presque comme une fatalité dans un concept Album, « The First Disturbing Contact » tourné comme un exercice de style façon ‘’sound designer’’ avec ses mélanges de sonorités modernes et symphonique sert de transition narrative et d’intro au très chevaleresque « Other Keys ». J’aime bien d’ailleurs les refrains de ce morceau et sa progression sur son dernier tiers.
La part belle est faite à la richesse harmonique, et ce ne sont pas les séquences symphoniques avares de sobriété qui me feront mentir, mais en l’occurrence tous ces ajouts apportent une aura épique du plus bel effet. La tracklist se finissant même avec « Disconnected End Of Process » comme une bande originale de film style ‘‘l’Empire contre-attaque’’. En fait tout ce qui relève ici de la programmation numérique est suffisamment crédible pour justement faire oublier que tout ceci n’est que du virtuel.
Dans le même temps (parce que j’adore me contredire), « Messenger Of The Verb » assez simple comparativement aux autres compositions, est relativement intéressant. Un tempo légèrement descendu lui aurait donné une couleur Metal Indus que le clavier moderne aurait accentué, et aurait aussi instillé des couleurs Atmosphériques à la longue transition épurée de quasi fin. Son côté plus martial que les autres titres ne me déplait pas du tout en fait.
Pour l’anecdote. Ce qui tranche avec tout ce professionnalisme est que bizarrement les deux pistes d’intro de guitares de « Supervision Code 1945 » ne sont pas rejouées parfaitement est que cela s’entend. Quelques étouffements de notes ne sont pas calés, certaines attaques au médiator non plus. D’aucuns pourraient m’objecter que c’est aussi ce qui donne de l’humanité à la musique, aussi à ceux-là je leur donne raison, et en fait je ne relevais là finalement rien de bien grave. D’autant plus que ce morceau est très agréable car bien appuyé, groovy et heavy comme je les aime.
Un petit frisson de bonheur me parcourt à l’écoute de l’intro de « Human God », quelques réminiscences Heavy des années 80 transpirent sur le riff principal, avec des parallèles à l’univers de SYMPHONY X pour la modernité. Et puis le solo de Olivier LAPAUZE (HEAVENLY), invité sur ce titre, ne passe pas inaperçu, genre pour l’humour, Yngwie MALMSTEEN qui aurait fait des progrès.
« Majestic 12 : Open Files » sans chambouler le genre, est d’un niveau plus qu’honorable et ne semble pas durer ses 64 minutes et ça c’est très bon signe, non ?
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Line-up
Kevin Kazek - Vocals
Matthieu Morand - Guitar and Bass
Thomas Das Neves - Drums
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Tracklist
01. Genesis (8:57)
02. The First Disturbing Contact (3:10)
03. Other Keys (8:05)
04. The Inner Control (7:25)
05. Under The Banner Of The Faith (6:56)
06. Messenger Of The Verb (7:54)
07. Of New Idols (4:59)
08. Supervision Code 1945 (7:24)
09. Human God ? (8:14)
10. Disconnected End Of Process (3:23)
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