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Et oui ça y est, nous y sommes au NIGHT OF THE PROG !!
Après trois participations au Lorelei, cette année je prends en charge le live report étant donné que notre collaboratrice préférée est occupée par les deux interviews que nous avons pu faire pendant cette foire au Prog. Surprise donc, vous découvrirez bien assez vite les noms des joyeux lurons vers qui nous avons tendu nos micros.
Mon excitation est à son comble car l'affiche de ce festival dans les terres Allemandes, aux abords des magnifiques rives du Rhin gardées par la célébrissime sirène Loreley, est très metal. Les progueux font grises mines comparé aux années précédentes. Les pauvres… Et bien pas moi en tout cas ! Mais comme l'a dit Yogi LANG (RPWL) lors de sa prestation, il était très heureux d'être là parmi ce public varié, et nous aussi
finalement car passer de IQ à DREAM THEATER le même jour, si c'est pas varié.
De plus ce festival, comme tout les autres d'ailleurs, est un merveilleux point de rencontre. J'en profite donc pour saluer tout ce monde de passionnés avec qui on peut converser de musique, de tout et de rien ainsi que boire quelques breuvage locaux. Et oui, on peut rater une prestation scénique mais pas rater un échange, une accolade, une bière... Hors de question !!!
Arrivé sur place, on s'aperçoit très vite que les organisateurs ont mis à la disposition des festivaliers, un champ supplémentaire (comparé aux autres années) manière de pouvoir satisfaire les nombreux campingcaristes, tipi divers et variés.
Du monde, il va y en avoir. Après renseignement, le premier jour étaient attendues plus de 2500 personnes. Le deuxième, 3000 et vous rajoutez 600 de plus pour les prestations de DREAM THEATER et d'ANATHEMA , donc au total plus de 6000 personnes sur ces deux jours, ça fera rêver plus d'un organisateur de concert de rock progressif. Bref, un amphithéâtre bien rempli et le tout sous un beau soleil parsemé de quelques nuages et sous une température très agréable.
Soleil, musique, rencontres, bières, conjuguent bonheur. Franchement, je peux vous le dire, ce festival est pour moi une aubaine car je vais pouvoir faire grimper mon compteur de nombre de groupes vus en mode "live". Plus de la moitié de l'affiche est à découvrir. J'attends beaucoup des petits nouveaux qui ont défrayé la chronique comme HAKEN lors de la sortie de son premier album ainsi que SKY ARCHITECT qui n'en est pas à son premier coup d'essai. Et évidement les autres, les grosses pointures qui vont suivre.
Juste le temps de faire un petit tour, de s'acheter quelques CD (oui, c'est plus fort que moi et encore, je me suis retenu), de choper une bière, une place presque au centre de l' amphithéâtre et le premier groupe MARTIGAN arrive sur scène. Premier groupe à donner le "la" de la journée et pas
grand chose à dire, les Allemands ne sont pas mauvais, loin de là, mais leur neo-prog dans la pure tradition JADIS, MARILLION n'a rien de bien emballant mis à part les quelques montées guitaristique de Björn BISCH qui ne sont pas sans rappeler celles de sieur Steve ROTHERY de MARILLION.
Arrivée sur scène d'Olivier REBHAN aux claviers avec son long manteau noir ainsi que de son chanteur Kai MARCKWORDT et sa toque de saltimbanque. Alors rien ne bouge sur scène et moi non plus. Donc gentillet dans son ensemble.

MARTIGAN
Ce qui est plaisant dans ce genre de rassemblement, c'est le côté carré de nos amis Allemands pour ce qui touche à l'organisation. L'attente entre chaque groupe est de vingt minutes et tout se prépare derrière la scène.
On débranche devant, tout est mis sur plateau roulant (batterie et claviers) et on on fait rouler le tout de l'autre côté du rideau. De même avec le matériel du prochain groupe, on rebranche, on accorde et hop on envoie la sauce. Temps total de l'opération vingt minutes max.
Rentre sur scène les Hollandais de SKY ARCHITECT. Déjà deux albums et les jeunots (moyenne d'âge 25 ans) se sont faits une petite notoriété dans ce monde prog. Et là encore nouveauté pour moi... Ils sont incroyables et ça bouge beaucoup. Leur musique fuse dans tout les sens et eux aussi. Alors que d'autres restent statiques en jouant leur prog structuré, pas facile d'accès y mêlant même des petits plans jazzy, les SKY ARCHITECT vivent leur musique et transmettent leur petite folie passagère au public. Un bon petit set live qui m'aura donné l'envie de réécouter avec plaisir leur dernier album.
Pas facile d'ouvrir ce festival pour un jeune groupe et donc un petit plus à Tom LUCHIES, maitre de cérémonie, qui aura su mener la danse avec sa petite troupe, me réveiller et par dessus tout faire de même avec l'assemblé présente à cette heure.

SKY ARCHITECT
Autre première live pour moi, THRESHOLD qui aura fait revenir son premier chanteur Damian WILSON et je ne sais pas ce que donnait son prédécesseur (Mac McDERMOTT) en live mais pour le coup, ce dernier sait y faire avec le public et d'entrée de jeu, Damian occupe la scène et vu qu'il n'en a pas assez, va dans le public, monte un peu partout et enflamme par sa présence scénique le Loreley. Des titres comme "Slipstream" m'emportent littéralement même si la guitare de Karl GROOM, de là où je suis assis, est complètement absente et les riffs metal de Pete MORTEN sont mal placés par moment, le son est nul et si la folie du groupe n'avait pas percuté tout le long du set, l'engouement serait descendu d'un cran. Ouf, bravo THRESHOLD et merci à Damian qui sait vraiment y faire.

THRESHOLD
De plus en plus nombreuse, la foule s'amasse dans l'amphithéâtre et RIVERSIDE a pour mission de faire bouger encore plus le public, déjà bien chauffé par THRESHOLD. Les Polonais de Warsaw avec Mariusz DUDA en tête de proue vont nous sortir un concert plus que convenable. Leur avant dernière prestation sur Paris m'avait enflammé mais là, rien à voir. Mariusz parle beaucoup plus et fait participer le public, chose appréciable qui permet de rester en émoi sur des titres déjà bien rodés et sans surprises. Le son est au rendez vous heureusement, c'est pro, un peu trop même, mais le plaisir est là, intense et la voix de Mariusz est toujours aussi belle et rien à redire bien sur Piotr GRUDZINSKI qui sait toujours donner autant de feeling à sa guitare. Bien joué RIVERSIDE !

RIVERSIDE
Dernier groupe de la première journée, les Allemands d'ELOY. Groupe mythique s'il en est et encore une première pour ma part en version live.
Devenu fan depuis 1984 après la sortie de "Metromania" (oui, il faut bien commencer par quelque chose), album légèrement controversé, mon excitation est à son comble. Je n'aurais jamais cru voir ELOY sur scène un jour ! C'est chose faite et la batterie ELOY est déployée. Six musiciens et trois choristes sont présents pour un set mémorable et voir Frank BORNEMANN en pleine forme me ravit et pas que moi. Le public est très réceptif aussi et on peut avoir avoir 40 ans d'existence et toujours assurer un max sur scène. Bien sûr, les principaux tubes de leurs albums sont joués comme les albums "Time To Turn", "Ocean", "Silent Cries And Mighty Echoes" et même "Escape To The Heights" de "Metromania" justement !
Et toc !!
Et Bravo...

ELOY
Bref, après cette première journée, je peux vous certifier que je suis aux anges et en plus, même pas fatigué. Malheureusement, il va falloir dire au revoir et à demain.
Deuxième jour, et toujours les mêmes ! J'en profite pour envoyer un petit coucou aux présents comme Suze, Merlin, Fr@ydd, Alias, Pascal, Martine et Fabrice, Sébastien, Nicolas et les autres que je ne connais pas...
Le soleil est toujours présent et donc rien ne peut arrêter les autres candidats à ce NIGHT OF THE PROG. Le plus gros de la troupe, c'est pour aujourd'hui et cela se ressent. Le public est de plus en plus nombreux.
Premier groupe à ouvrir à 12h30 (un peu tôt quand même, juste pour l'apéro), les anglais de HAKEN. Autre découverte live pour moi et quoi de plus sympa que de voir un jeune groupe, avec juste un seul album en poche ouvrir à Loreley. Pour vous dire !!
Un son moyen, une bonne prestation cependant et grand coup de chapeau au batteur qui cogne comme un damned sur sa batterie, cassant baguettes, caisse claire et laissant tomber ses cymballes plus d'une fois. Mais leur metal prog fait plus sensation sur album que sur scène. Dommage quand même car le
public est partant mais Ross JENNINGS, le chanteur, essaie de faire participer le public mais ne va pas au bout des choses et laisse tomber très vite ! Dommage... De plus, c'est moche lorsque l'on porte des lunettes de soleil sur scène (mais il ne les gardera pas tout le temps). Un mauvais point pour lui et sa voix est limite quelque fois. Mais HAKEN est un jeune groupe et ils en veulent tout comme SKY ARCHITECT donc cela serait sympa de les voir sur une plus petite scène intimiste pour pouvoir en profiter d'avantage.

HAKEN
Et là, vient le temps des remplaçants au pied levé de MOON SAFARI, j'ai nommé VANDEN PLAS (encore des allemands). Trop content de les revoir sur scène après tant d'années sans nouvelle. Et oui, j'ai déjà vu VANDEN PLAS. Pas de surprise pour moi. Je connais !
Mince (pour être super poli) car franchement j'avais vraiment envie de jeter le gars, là haut perché dans son stand, avec les manettes du son pour l'aider à monter la sauce. Juste tourner le bouton dans le bon sens.
Bref, très déçu du son mais très content de leur concert. Ils assurent et Andy KUNTZ est vraiment à la hauteur en menant sa troupe toute voile dehors. Une vraie bête ! Stephan LILL, tout sourire, déploie tout son savoir faire guitaristique tout seul comme un grand (c'est vrai qu'il est grand). Les principaux titres de leur dernier album y passent, cela va de soi.

VANDEN PLAS
Un bon concert de fin d'après midi et qui nous emmène tout droit , là aussi, à une autre surprise avec l'arrivée de la famille RPWL. Oui, je sais encore des allemands. Premier concert pour moi, pas pour eux, et déjà le son donne toute son ampleur. Le gars là haut s'est enfin pendu ! Tout ça pour dire que j'ai eu les poils hérissés tout le long du concert. J'ai pu redécouvrir RPWL avec grand plaisir même si on m'a avoué que leur set n'a pas changé depuis la venue du groupe au Spirit of 66. Juste un copier coller, c'est très pro et on sent que le groupe a l'habitude de la scène, c'est indéniable, mais pas grave pour le petit débutant que je suis, les allemands m'ont fait tripé même si Yogi LANG n'est pas un extraordinaire frontman, sa présence reste indispensable tout comme Kalle WALLNER qui visiblement se délecte d'être là. Nous découvrons le remplaçant de Christian POSTI qui est presque la réplique de Sebastian HARNACK (SYLVAN…
Tiens en parlant du loup, le groupe était présent comme que spectateur. Nous avons eu droit (il ne serait en être autrement) au "This is Not A Prog Song", véritable medley complètement délirant retraçant les hits classique mondial du prog. On le sait Yogi, RPWL n'est pas un groupe de prog mais quand même; ils en jouent bien !

RPWL
Je vais vous épater, IQ est encore une première pour moi. Fan de la première heure, je ne saurais énumérer combien de fois, j'ai pu écouter "The Wake" et même si certain ne raffole pas de la voix de Peter NICHOLLS, pour ma part, elle ne me gêne pas du tout.
Bon, c'est vrai Sir NICHOLLS se donne un peu d'allure, bouge très peu (sauf Michael HOLMES) sans oublier le manque de communication, IQ aura fait son set, parfait, trop et donc chiant mais la magie était quand même là et donc content d'avoir pu au moins voir depuis le temps les Anglais de IQ. C'est sûr, je n'irai pas les voir en concert tout les jours mais leurs albums ont quand même laissé un petit sillon dans le néo prog des années 80.

IQ
Et donc après tout ça, une petite ballade, une saucisse et un verre de bière, il aura fallu attendre les réglages de la haute pour voir arriver les rois de la soirée, les américains de DREAM THEATER avec bien sûr, un
cordon de sécurité supplémentaire dans les backstage (me demandez pas pourquoi, j'en sais foutre rien) et bien sûr, vingt minutes de retard. Cela faisait bien plus de 10 ans que je n'avais vu "le" groupe sur scène, le plaisir était bien présent de les retrouver. Certes, en dix ans, on change et même
le batteur n'est plus le même. Au moins, on n'aura pas attendu trop longtemps pour voir le remplaçant de PORTNOY en la personne de Mike MANGINI avec un set de batterie aussi imposant que son défunt prédécesseur. Et il se sert de tout le bougre ! Pas de problème, la relève est là et ça joue fort et tout sourire en plus… Hélas, le reste du groupe a beau faire des efforts (si si, ils en ont fait) la magie n'opère qu'à moitié. Evidement, c'est très "américain", très show et toujours aussi professionnel et comme à chaque fois, c'est trop pro donc chiant. Aucun effort de la part de LABRIE qui, lorsqu'il ne chante pas, s'enfuit se réfugier derrière le rideau.
Dommage… Bon, évidement, les tubes sont là, et nous avons même droit à un nouveau titre de leur futur album "A Dramatic Turn Of Events". Que dire ?
Super content de les revoir, l'éclate sans la magie, la petite flamme qui m'animait s'est un peu affaiblie mais il est vrai que la venue de leur prochain album, en septembre, ravivera un peu tout ça ! J'y crois.

DREAM THEATER
En fait, deux jours ça passe vite surtout lorsque l'on n'a pas le temps de s'ennuyer . le fait de faire passer ANATHEMA en dernier, servira à faire rebondir l'ambiance toute chaude du set de DREAM THEATER et me permettra aussi de me mettre tout devant et de pouvoir crier à gorge déployée ma joie de revoir pour la énième fois ANATHEMA. Vitesse grand "v" pour installer le tout, sans perdre une seconde pour essayer de rattraper le temps gaspiller par DREAM THEATER. Inutile de vous dire qu'il a été impossible de le rattraper. Mais que diable, pas de souci, ANATHEMA sait y faire et nous balance tout ce qu'il peut avec amour, frénésie, rage, et passion. Mission accomplie en une heure de temps même si tout les malheurs techniques du monde sont tombés sur eux. La faute à pas de chance mais pas grave, les frères CAVANAGH assurent et donnent tout, comme Lee DOUGLAS au chant qui nous transporte avec comme seul instrument sa voix aussi belle (sa voix, mais elle aussi d'ailleurs) en studio qu'en live. Ce n'était pas non plus le concert de leur tournée avec comme seule toile de fond "We're Here Because We're Here" mais puisqu'ils sont là et nous aussi…
Concert intense avec comme il se doit un final en apothéose en compagnie de "Comfartably Numb". Un dernier mot: Génial ! Comment ça ? Vous avez deviné que j'étais fan ?

ANATHEMA
Y'a pas à dire, ce NIGHT OF THE PROG saison 2011 a vraiment été un bon cru pour les fans de métal et de prog. Un parfait mélange avec la présence des stars d'autrefois ainsi que les futures. Des grosses pointures aux petites, toutes ont donné du bonheur aux fans et c'est aussi le but recherché.
Du gros, du très gros même si le gars au son s'est pendu un peu tard mais on a fait avec !
Allez sans rancune et à l'année prochaine… et un grand merci à Suze et Merlin !
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Par Priam
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