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En ce début d’année le Spirit Of 66 a vu défiler quelques étoiles des années 70. Après le légendaire CURVED AIR voici à l’affiche en ce 11 avril 2012, le prestigieux groupe batave FOCUS fondé en 1969.
On retrouve le fondateur Thijs VAN LEER (orgue HAMMOND, flûte et chant), Pierre VAN DER LINDEN (batterie) qui faisait déjà partie de la première aventure, Menno GOOTJES (guitare) et Bobby JACOBS (basse). Thijs VAN LEER est une vraie bête de scène, il suffit de le voir entrainer le public dans une ambiance ou règne délire, humour, émotion et surprise. Le Maître aime surprendre son public, et il y arrive grâce à son charisme, sa virtuosité tantôt à l’orgue Hammond, tantôt à la flûte et parfois à travers quelques yodles. Le guitariste Menno GOOTJES n’est pas en reste, à moult reprises, il fait de l’ombre au Maître, avec ses envolées à vous couper le souffle, celles-ci prennent ici des couleurs SANTANA et là des CAMEL. Le tout est bien soutenu par une section rythmique efficace.

Leur musique est essentiellement instrumentale, tournée vers le rock progressif, le hard-rock, le rock et la pop. FOCUS passera en revue leurs quatre premiers albums « In And Out Of Focus », « Moving Waves », « 3 » et « Hamburger Concerto », allant de 1970 à 1974. En quatre ans seulement, FOCUS a su mettre sa griffe sur le monde du progressif et est devenu une référence. Seul deux morceaux « Focus7 » et « Le Tango » joué lors de ce concert, ne font pas partie de ces années références.
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Dès les premières notes on se sent transporté par les mélodies, sans oublier la note d’humour du maître, le klaxon. Malheureusement, le son était trop puissant au premier rang. Nonobstant ce petit détail, chaque morceau est un moment de pur bonheur. Dès lors, il est difficile de parler d’un morceau ou d’un autre, d’autant que FOCUS joue tous ses classiques : « Focus I & III », « House Of The King », Eruption », « Sylvia », « La Cathédrale de Strasbourg », « Hocus Pocus »...
On notera néanmoins quelques beaux moments : Le dialogue entre l’orgue et la guitare dans « Eruption » ; les parties de flûte à la JETHRO-TULL distillées ici et là ; l’humour de Thijs VAN LEER et en français s’il vous plait, notamment dans « La Cathédrale de Strasbourg » ; la communion entre le public et combo lors de « Hopus Pocus » dans un délire indescriptible et la complicité de tous les instants qui régnait entre le Maître et le jeune Menno GOOTJES ainsi que, en seconde partie du concert, lorsque les musiciens se sont essayés tour à tour à l’exercice solo sans accompagnement dans lequel on a pu apprécier la dextérité technique de chacun.

Ce concert fut génial, où la bonne humeur et la joie de vivre engendrée par Thijs VAN LEER était de mise durant tout le concert et au-delà, avec une troisième mi-temps très appréciée par les fans, heureux de ressortir leurs anciens albums vinyles pour les faire dédicacer par le Maître.
Par Merlin
Photos par merlin
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