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Nos Teutons de RPWL sont logiquement partis à la conquête de l’Europe pour la promotion de leur nouvel album « Beyond Man And Time ». Ils étaient de passage au Spirit Of 66 en ce 15 avril 2012, et le public a répondu présent, pour découvrir leur nouveau spectacle.
On peut dire que le public est allé de surprise en surprise. Le concert s’est subdivisé en deux parties, une première partie entièrement dédiée à l’album concept « Beyond Man And Time » et une seconde plus classique. Pour cette occasion la scène s’est habillée de sa plus belle parure avec deux draps blancs à chaque coin, un écran vidéo au centre, juste derrière la batterie et les claviers.

Yogi entre en scène coiffé d’un chapeau à facette style Napoléon, porte des gants ayant des lampes à LED sur la paume de chaque main. Ce personnage simule « Le gardien » qui se trouve au bord de deux mondes. Un peu plus loin, Yogi se présente à nous les yeux bandés, il dépeint « l’aveugle » qui ne veut pas voir le monde éclairé par la vérité. Il retire son bandeau, à ce moment nous apercevons ses yeux entourés d’un maquillage noir qui personnifie « le scientifique », un soldat à la frontière entre la connaissance et la sagesse. Yogi, n’arrête pas de nous surprendre lorsqu’il se présente devant nous, chaussé de grandes lunettes et une fleur à la main, symbolisant « le créateur », libre d’esprit et ayant la volonté de créer à son image.

Non, dans la scène suivante, Yogi ne joue pas une nouvelle version du bossu de « Notre-Dame de Paris », mais il incarne simplement « le plus laid des hommes » qui accepte son apparence. Vêtu de noir de la tête aux pieds, Yogi interprète « l’ombre », son autre côté, mais néanmoins son ami. Yogi n’en reste pas là, il s’habille en prêtre pour mimer « le sage dans le désert », qui a trouvé un endroit pour étancher sa soif de sagesse. Vient ensuite « le pêcheur », à la recherche de la vérité intérieure de l’homme. Notre Yogi est de plus en plus inventif, muni d’une canne à pêche, il pêche dans le public pour en retirer un cœur. Et, il clôture cet album concept en apothéose avec « The Noon », morceau dans lequel notre personnage découvre l’éternité. Dans cette scène, yogi bénit la salle. Mais cela n’est pas tout, les effets spéciaux sont géniaux notamment lorsque le guitariste Kalle WALLNER et le bassiste Werner TAUS apparaissaient de temps à autre en filigrane sur les draps disposé au-devant de la scène. On est séduit par les claviers de Markus JEHLE qui nappent l’ensemble, mais aussi par la hargne de Marc TURIAUX derrière ses fûts.

La deuxième partie est plus classique. RPWL reprend des morceaux comme « Sleep », « Trying To Kiss the Sun », « Breathe In, Breathe Out » ou l’hymne « Roses » que toute la salle reprend en cœur. Un concert cinq étoiles à ne pas rater.
J’ai ADORE la première partie pour la mise en scène très théâtrale de Yogi LANG qui change de personnage au fur et à mesure du concert à la façon de Peter GABRIEL, et ses effets lumineux.
Il y a une date en France, le 29 mai 2012 à la salle de concert « Le Complexe » à Bordeaux. Je vous le recommande.

Par Merlin
Photos par Merlin
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