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Les modes, c’est bien connu, ne sont jamais que des revivals ressortis des placards et remis au goût du jour. Ce n’est pas toujours heureux, mais certaines choses peuvent être annonciatrices d’un retour réussi. Le Thrash Metal est presque un genre moribond ; il l’est beaucoup moins avec cet excellent millésime et officiel troisième album de TERAMAZE.
Après un silence radio de plus de 10 ans, le groupe Australien nous livre « AnhedoniA », et c’est peu dire de lui que c’est une bonne cuvée. Le genre se réinvente à travers les 11 compositions dans un style très haut en classe je dois dire. Dès les premières notes de « AnhedoniA », le titre éponyme, une petite sensation de délice me parcourait les quelques neurones encore formatés des premiers opus du ‘‘Big Four’’ (MEGADETH, METALLICA, ANTHRAX, SLAYER…sans oublier tous les autres), et c’est donc avec un sourire jubilatoire que je découvre des musiciens inspirés, remettant au gout du jour un Thrash Metal inventif, mais surtout efficacement teinté de Progressif.
La combinaison est très réussie, dans le sens ou les constructions rythmiques souvent redoutablement groovy et faussement simples, emportent des riffs de guitares déjà ciselés comme des diamants. Dans le même temps, quand on sait que Dean WELLS, six cordiste du groupe et producteur de cet album, est très influencé par John PETRUCCI (DREAM THEATER), Marty FRIEDMAN (MEGADETH) et Jason BECKER, rien n’est plus vraiment surprenant. Cette adoration pour les guitar-héros se ressent aussi bien évidemment sur les soli de haute envolée mélodique, où quasiment toutes les bonnes techniques sont utilisées, et maitrisées bien sûr.
Ce que j’apprécie éminemment dans le style musical de TERAMAZE est que rien ne respire le ‘‘recyclage’’, le surfait ou l’obsolète. Le genre est réellement revisité; la modernité y est insufflée mais n’adopte jamais le côté trop percussif d’un Metal poussé dans ses retranchements. Le son global est très rond, chaud, jamais agressif malgré sa puissance et cerne bien des compositions directes, mais toujours mélodiques et changeantes.
Le chant contribue largement à ne pas instiller l’ennui. Brett REREKURA n’est pourtant pas un Lead vocal super technique, mais il s’emploi à personnaliser chaque titre par des lignes bien distinctes, recherchées et bien ressenties. Les chorus sont globalement accrocheurs de ce point de vue, mais mon morceau préféré sur la durée est sans conteste « Proverb Le Jame » car le timbre de voix y est très mis en valeur.
Petit air de BLACK LABEL SOCIETY pour l’intro de « Fear Of The Unknown ». Flirt avec MEGADETH sur les transitions de « Where The Dead Grow». Une atmosphère un peu oppressante sur la 2 ème moitié de « Egostatic », lourd comme j’aime avec un riff de fin chatouillant l’univers de PANTERA. Les musiciens savent ouvrir brièvement nos âmes de fans vers une culture musicale générale, en plus de nous faire découvrir leur propre univers fécond.
Hélas, rien n’est parfait en ce bas monde ; le final est à mon sens pas des plus judicieux avec « Ever Enhancing II ». C’est très joli comme balade à l’acoustique et cordes symphoniques, mais c’est le genre de titre qui refile le bourdon en plus d’être en décalage avec l’ensemble de la tracklist. Ce qui laisse tout de même 52 minutes à ne rater sous aucun prétexte.
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Line-up
Brett Rerekura - Vocals
Dean Wells - Guitars/Backing Vocals
Mathew Dawson - Guitar
Tijon Lolis - Bass
Julian Percy - Drums
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Tracklist
01. Anhedonia (5:20)
02. Without Red Hands (3:42)
03. Throught The Madness (6:03)
04. Machine (5:06)
05. Acts Of Reparation (5:25)
06. Fear Of The Unknown (5:51)
07. Black Circles (4:06)
08. Proverb Le Jame (4:30)
09. Where The Dead Grow (7:22)
10. Egostatic (6:13)
11. Ever Enhancing II (3:53)
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