STICK MEN / GAVIN HARRISON - O2 Academy - Islington, Londres 7/06/2012 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Squonk   
20-07-2012

 

Alors que je venais de boucler la chronique du dernier et superbe album de Gavin HARRISON & O5RIC, «The Man Who Sold Himself», et que j’allais sur son site pour voir s’il n’y avait pas de dates prévues sur Paris, quelle ne fut pas ma surprise …
… Gavin HARRISON & O5RIC en concert à Londres le 07 Juin, correspondant à ma présence dans la capitale anglaise … pour un week-end ‘détente’.
Avouez qu’on peut faire pire comme coïncidence, car si j’avais voulu me détendre quelques jours plus tôt, je me payais le jubilé de la Queen ! Mais là, coup d’bol et même double coup d’bol car la première partie était assurée par STICK MEN, le groupe de Tony LEVIN et Pat MASTELOTTO. Et même triple coup d’bol, le concert se situait … à moins de 200m de l’hôtel où j’avais élu domicile, à Islington, quartier de Londres se trouvant à deux pas de ma gare d’arrivée (St-Pancras).
C’est donc avec un bonheur non dissimulé que je me retrouvais à l’entrée de l’O2 Academy, après avoir croisé UGLY KID JOE qui faisait étape dans le même hôtel que le mien (bon choix !).

La salle de l’O2 Academy est une salle à dimension humaine – quelques centaines de places, toutes debout, mais où tout est prévu pour le bien-être du spectateur : 2 rangées impressionnantes de pompes à bière de chaque côté de la salle – je suis rassuré, je ne vais pas mourir de soif !


Arrivé assez tôt, je suis au deuxième rang quand Gavin HARRISON ‘himself’ s’approche du micro pour annoncer STICK MEN, ses amis de KING CRIMSON. Et d’ailleurs, nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance du Roi Pourpre avec « Vroom Vroom » : la salle, (moi le premier), est conquise d’entrée par la virtuosité des 3 musiciens. J’avoue que Pat MASTELOTTO m’impressionne particulièrement aux futs, et trônera dans ma liste des meilleurs batteurs qu’il m’a été donné de voir en ‘live’. Le trio enchaîne sur une série de compositions appartenant aux albums du groupe (que j’irai acquérir en fin de concert), avant de s’attaquer avec brio au ‘Breathless’ de Robert FRIPP. Ça tourne grave entre les 3 musiciens, Markus REUTER, appelé de dernière minute à la guitare, est aussi impressionnant que ses deux compères Crimsonniens.



Dans la même veine, les détonations ravageuses du Stick impriment sur une ligne de guitare saturée les premières effluves d’ «Open Part.3». Du FRIPP/CRIMSON pur jus, une extase !
On enchaine sur une compo du dernier album, « Big Dog », percutante à souhait, où Tony LEVIN y pose sa voix. Mais le morceau de bravoure sera la relecture de « Larks' Tongues in Aspic, Part 2 », summum absolu de ce concert déjà très intense. Puis Tony LEVIN, très à son aise dans cette salle et avec ce public annonce le dernier morceau, « l’Oiseau de Feu » de Stravinsky (que YES aime à utiliser en intro de ses concerts). Interprétation plus qu’intéressante en guise de bouquet final : superbe concert d’un peu plus d’une heure, je n’ai déjà aucun regret d’être venu !



Cette fois-ci, Tony LEVIN vient présenter son ami crimsonnien, et c’est sous un tonnerre de cris et d’applaudissements que Gavin HARRISON entre en scène avec ses 3 acolytes. On attaque avec un morceau très rythmé, « Unsettled », tiré de l’album « Circles ». S’enchainent ensuite un ensemble de titres tirés de l’album « Drop » que je ne connaissais pas, et que j’ai découvert avec un intérêt certain. Les titres du dernier album sont joués avec parcimonie, mais suscitent un enthousiasme perceptible dans le public. Gavin HARRISON parle entre chaque morceau et provoque les rires de la salle… moi excepté, ayant quelques efforts à faire pour comprendre parfaitement la langue de Shakespeare (ou Jimmy PAGE, selon affinités). L’ambiance est vraiment détendue, et O5RIC très cool également, échangeant sourires et regards complices avec les autres musiciens. Le concert durera également un peu plus d’une heure, se terminant sur le superbe « Way » et, comme le set précédent de STICK MEN, ne faisant l’objet d’aucun rappel, malgré l’enthousiasme du public durant les deux parties. Bizarre…


Néanmoins, la soirée est loin d’être terminée pour moi, puisqu’au hasard d’un bout de comptoir, je tombe nez à nez sur Steven WILSON avec qui j’échange quelques mots sur son extraordinaire prestation du Trianon à Paris, trois semaines auparavant.
Puis, dans une ambiance bon enfant, je rencontre les musiciens de STICK MEN : un Tony LEVIN très abordable qui m’indique qu’ils espéraient pouvoir venir jouer en France en Octobre-Novembre 2012, un Pat MASTELOTTO super heureux de voir sa fille qui vit à Londres… et à qui il veut absolument me présenter (oui, oui… en disant que j’étais le gars de Facebook qui lui avait dit qu’il venait de Paris pour voir le concert !), un Markus REUTER qui m’indiquait, alors que je portais le T-Shirt de la tournée Steven WILSON, qu’il avait joué également sur cet excellent album qu’est « Grace For Drowning ».
Et puis, en retournant dans la salle, Gavin HARRISON, qui était en grande discussion avec Steven WILSON, me confirme qu’ils espéraient également une tournée en France en Octobre-Novembre… peut-être Septembre et 05RIC qui parle français (y a pas à dire… ça facilite les choses !), me promet qu’il ira sur PROGRESSIVE AREA lire la chronique du CD.

Une ambiance bon enfant, vous dis-je… à l’image de cette soirée inoubliable !

 

 

Par Squonk
Photos par
Squonk

 

Setlist : STICK MEN

Vroom Vroom (King Crimson)
Smudge
Cusp
Slow Glide
Breathless (Robert Fripp)
Open (Part 3)
Big Dog
Larks' Tongues in Aspic, Part Two (King Crimson)
The Firebird Suite (Igor Stravinsky)

 


Setlist : GAVIN HARISSON & O5RIC

Unsettled
Sailing
Life
Circles
For Lack Of
Clock
107
Faith
Beyond the 'A'
Break
Scar
Way


 

Commentaires
Ajouter un nouveauRechercher
L'administrateur se réserve la possibilité de supprimer tous les commentaires à caractère orduriers et autres.
DANY   | 77.205.154.xxx | 2012-08-14 07:42:33
Salut Squonk, on sent vachement que tu as aimé, et "vécu" ce qui devait effectivement être un "grand" moment. Allez continues mon petit à parcourir le monde et comme souvent (mon salaud) tu tombes lors de tes "trips" sur des grands évènements, nous attendons ta prochaine "étape" pour nous délecter de ta prose!!!Si un jour tu tombes sur le reformation de GENESIS dans sa version originale, préviens moi, je prendrais un billet d'avion, quelque soit l'endroit "On peut toujours rêver"
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.

Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved.

Dernière mise à jour : ( 06-08-2012 )
 
< Précédent   Suivant >