Concert BLACK BONZO le 13 Septembre 2007 Satin Doll (Bordeaux) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Anglagard   
18-11-2007
Première tentative de sortie de Scandinavie des suédois de BLACK BONZO qui en deux albums ont fait l'unanimité auprès des trop peu amateurs du genre. Et comment me direz ? Tout simplement à partir d'un savant dosage de classic rock seventies, de hard rock et d'élans progressifs soignés.
Pour résumer si les italiens de WICKED MINDS font revivre les seventies à la façon d'un DEEP PURPLE progueux, BLACK BONZO lorgne quant à lui vers URIAH HEEP.
Me voilà posté rue Bourbon à Bordeaux devant le Satin Doll en cet après midi ensoleillé, quand au loin j'aperçus en contre jour, non pas sept mercenaires, mais sept jeunots à la dégaine post baba cool.
Mais revenons au présent et à BLACK BONZO, pour faire revivre ce son seventies, Joakim Karlsson le guitariste et Nicklas Ahlund le clavier, utilisent pour l'un une bonne vieille Gibson Flyer et de temps à autre une Gibson SG, et pour l'autre pas moins de 5 claviers à sa disposition dont un viel orgue Hammond et un moog.
Le set débuta par "Thorns upon a crown" extrait de leur dernier album, qui synthétise bien leur style (riffs de guitare hard rock, changements de rythme, envolées progressives).

Par contre ensuite et durant cette première heure le groupe nous fit découvrir sa capacité scénique surtout avec des titres de l'album précédent "The Lady of the Light" dont "Leave you burdens" "Sirens", "New day" ,"The Lady of the Light", alternant les mélodies prenantes, couplets rageurs, titres plus intimistes, et refrains entêtants.
Outre ses duettistes guitares/claviers, BLACK BONZO dispose d'une section rythmique tout ce qu'il y a de plus efficace (coup de chapeau au batteur) et surtout d'un chanteur charismatique au talent vocal indéniable.
Pas de grand changement dans les versions par rapport au disque si ce n'est bien sur de l'énergie supplémentaire propre à la scène et des solos plus étoffés mais chez BLACK BONZO pas de numéro interminable à la Blackmore ou Lord hormis peut être sur "Ageless Door".
Je retiendrais comme qualificatif premier pour leur musique, l'homogénéité, à la fois dans le dosage fin entre sons et ambiances 70th et passages progressifs travaillés, mais aussi homogénéité dans l'équilibre chant/instruments et guitares/claviers.
Personne ne tire la couverture à lui, en somme un vrai groupe.
Après un petit entracte, le retour sur scène s'effectua par le titre acoustique "Revelation song" où la flûte et les guitares sèches accompagnèrent Magnus Lindgren au chant.
La suite fit monter la pression dans le public déchaîné jusqu'à une version dantesque de "Sound of the apocalypse" que le groupe hésitait pourtant à présenter sur scène, pas prêt qu'ils disaient, il fallut toute la persuasion de Fabrice pour finalement vivre quinze minutes de pur bonheur, morceau chargé d'émotion certainement le plus progressif du répertoire avec une partie chantée envoûtante.
Le public réserva une ovation à nos cinq suédois, sommés de revenir pour deux rappels.

Encore une fois les absents auront eu tort et espérons que la prochaine fois Bordeaux ne sera pas la seule date française.

 

Par Anglagard
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Dernière mise à jour : ( 01-05-2010 )
 
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