L’Australie…sanctuaire de Crocodile Dundee, des kangourous et de Midnight oil ; va maintenant compter dans ses rangs une référence supplémentaire. Ouf il était temps !
Premier pas, qui j’espère sera la pierre angulaire de la carrière à venir de ce groupe qu’est The Third Ending, avec l’album du même nom réalisé entièrement en « home studio », chez eux. Comme quoi il est possible quand on est habité par la musique, d’accomplir quelques exploits. Les analogies musicales à Dream Theater, Pink Floyds et Porcupine Tree sont assurément évidentes, mais pour le coup, on dira que ce n’est pas une grande surprise car les membres de TTE ne se cache pas de citer ces trois groupes comme des références majeures.
Ça a le juste mérite de planter rapidement le décor et de couper court à toutes spéculations quant à savoir dans quel genre les ranger. Mais heureusement et comme un contre-pied à la médisance, TTE n’a phagocyté que la quintessence de ces « monstres » pour nous concocter des compos bien à eux. Le côté aérien, mélancolique et…folk des Floyds est omniprésent. Cette tristesse est encore plus accentuée par certains textes mis en valeur par les lignes mélodiques de Nick Storr. A mon humble avis, l’effort d’écriture sur les textes est moyen mais c’est surtout sur la phonétique autant que sur le nombre de pieds idéal que l’attention a été portée. La fusion des mélodies Floyds/Dream Theater est vraiment réussie et pour un peu on croirait avoir à faire à un Gilmour possédé par un Petrucci au niveau guitares. La référence à Dream Theatre période « Six Degrees of Inner Turbulence » et « Scenes From a Memory » est évidente vocalement dans les onze compositions de l’album, mais encore plus flagrante dans l’ensemble instruments/voix avec « Eleven » et « Back home », et atteint son paroxysme avec cet excellent instrumental qu’est « Tungsten Blues ».
L’âme métal prog par essence que les quatre musiciens sont capables de dégager. Les influences toujours très marquées sont plus diluées et « équilibrées » au long des huit autres titres très progressifs, avec une utilisation moins prononcée des guitares saturées . « Digital Sunrise », sixième titre, revient lorgner vers le métal rock progressif et est « nappé » de superbes parties vocales. Un de mes morceaux favoris avec « Falling » très sombre et un brin marginal avec son petit côté métal atmosphérique sur les couplets. Titre lié conceptuellement à « Part V » et qui raconte la folie dans laquelle semble basculer le narrateur.
Il y a une étrangeté que je ne m’explique pas dans l’agencement des titres. « The fingerprints » est en deux versions différentes avec le même texte en cinquième et onzième positions. Version très courte, acoustique et longue avec le même thème musical déployé et développé. L’intérêt ? Là j’ai pas tout saisi mais ce n’est pas très grave pour un album d’excellente facture, facile à entendre et pourtant riche.
Chroniqueur : Olivium
Line-up
Nick Storr: Vocals, keyboards, occasional guitars
Andrew Curtis: Guitars, backing vocals, samples
Cornel Ianculovici: Bass guitars, backing vocals
Andrew Knott: Drums and percussion, programming, backing vocals
Tracklist
01. Eleven (5:30)
02. Back Home (6:16)
03.Tungsten Blues (4:52)
04. Can You Hear Me? (7:26)
05. Fingerprints (1:42)
06. Digital Sunrise (5:47)
07. Cold Light of Day (3:19)
08. Falling (3:28)
09. Part V (3:56)
10. Coming Around (5:36)
11. Fingerprints (reprise) (6:22)