Simple : Je m’étais juré (comme quoi, il ne faut jamais jurer) de ne pas explorer ce monde qu’est l’ambiant, du fait de mon incompétence en la matière concernant ce style spécial et bien particulier, vu que je ne suis pas un grand narrateur et encore moins un professionnel, l’exercice risquait d’être périlleux.
Certes, ce n’est pas un genre musical à mettre entre toutes les mains, encore moins à passer en boîte de nuit le samedi soir, pas plus pour égayer un réveillon de premier de l’an…
Au fil de mes allées et venues sur la toile, j’ai remarqué cette pochette intrigante à souhait, et ni une ni deux, me voilà en train de m’extasier sur cet artwork des plus lugubre.
À le voir, je m’attendais à un groupe de Doom, Black Métal, mais il n’en était rien. DEUTERROR est bien de l’ambiant et de tout ce qu’il y de plus « ambiant », et Nicolas CROMBEZ en est l’instigateur.
Donc avant de mettre cette galette dans votre lecteur, il vous faudra néanmoins dans un premier temps vous mettre en condition, du genre, volets fermés, casque sur les oreilles et de préférence vous garder une bonne heure après la première écoute pour ingurgiter l’ensemble.
DEUTERROR est bel et bien terrifiant. Vous entrez dans son royaume les pieds dedans en vous emplissant de terreur à grands coups de Drone. Aussitôt le brouillard dissipé, se dresse au loin, une multitude de guerriers avides de sangs et de chair fraîche à désosser. Avec peut être une lueur d’espoir vers la fin de l’écoute puisque viennent s’y intégrer des instruments à cordes et même des orchestrations classiques renversantes.
Oui, je sais, le tableau est un petit peu troublant mais le dark ambiant que nous fait vivre DEUTERROR est tout à fait dans ce style.
Mais bon, on peut aussi y voir une guerre bio mécanique… L’homme contre la machine, l’apocalypse etc…
Bon remarquez, que chacun peut créer son film comme bon lui semble mais cela serait étonnant d’entrevoir des fleurs jaunes, un ciel bleu et une cascade qui coule.
Des sons divers et variés en veux tu en voilà, des samples, des ambiances qui nous remplissent d’effroi. Bref, « Le Gueule de Guerre » est tout sauf une musique de divertissement.
De plus je vous serai bien obligé d’aller faire un tour sur le site qui est tout aussi intéressant avec photos, dessins, vidéo, et même des textes manière d’essayer de comprendre l’artiste. Car artiste, il est ou j'ai rien compris !
Un album tout comme une musique à ne pas mettre entre toutes les mains même s’il s'agit d'un dark ambiant à découvrir, pourquoi pas franchir le pas avec DEUTERROR et son « Gueule de Guerre ».