ROAD TO CONSCIOUNESS - Road To Consciousness - © Fakto Records 2011
Écrit par Olivium   
22-06-2011

Je dois dire en préambule que l’idée même de sortir aujourd’hui un concept album à l’orientation opera-metal est un pari risqué, face aux qualitatives références au genre…Logiquement et fatalement, les comparaisons ne manquent pas de suivre non plus, mais c’est justement et surtout ce que je vais tenter d’éviter de faire pour une raison très simple ; musicalement «Road To Consciousness» est animé par une personnalité qui lui est propre.
Indépendamment de cela, il faut souligner que cet album est le projet d’un seul homme : Bernard DAUBRESSE ; il s’est donné les moyens humains de lui donner corps. Et cela force au moins le respect.
Pour attaquer dans le vif du sujet et parce qu’il faut hélas évoquer ce qui n’est pas toujours parfait, le seul écueil est une dynamique et un mastering son qui n’est pas à la hauteur de l’intention que l’on pressent enthousiaste, et de l’ambition affichée : de bonnes compositions avec de surcroit beaucoup d’invités. Si l’on n’a pas la chance d’être signé et financé par une grosse structure, c’est le lot de ceux qui veulent concrétiser leur inspiration, en y allant souvent de leurs propres deniers. Et j’imagine (et en plus je m’avance à l’affirmer) que c’est absolument ce qui a dû se passer pour Mr DAUBRESSE. Lui seul pourrait nous éclairer sur le sujet.
Passons aux bonnes choses. Pour les aficionados du genre, habitués aux ‘‘œuvres majeures’’ que sont AYREON, STAR ONE, AVANTASIA ou AINA, «Road To Consciousness» trouvera facilement sa place dans ce ’’rayon’’, car il n’est pas à proprement parler à classer dans le Symphonique pur, mais plutôt dans un heavy power tendance néo metal délivré par LACUNA COIL depuis l’album «Comalies». Les références au combo Milanais se font aussi un peu obligatoirement par l’utilisation qui est faite des voix féminines/masculines,  juxtaposées ou formulées en question/réponse, avec souvent des résultats très satisfaisants, à l’image de «The Naked Ape».
Malgré tout, les ingrédients qui font le style sont bien présents. Rien n’est oublié, piano, orchestrations philharmoniques («Road To Consciousness Part 3 : The Choice» étant lui, un instrumental entièrement Symphonique), intros dépouillées ou transitions aux accords de guitares claires, mais aussi nuances et progressions qui font la richesse d’un opus comme celui-ci. Sur le travail de mise en place des orchestrations, tout est à prendre sans condition aucune ; les arrangements sont pertinents, bien amenés tant dans le choix des  sonorités autant qu’en harmonies, et surtout toujours placés efficacement de manière sobre quand superposés sur des titres déjà riches à la base.
A ce propos, l’ensemble musical en général tient la route, chaque musicien se mettant vraiment au service de la composition. Construite comme le veut la ‘’tradition’’ métallique actuelle, avec ses structures rythmique ciselées au cordeau ; les riffs de guitares étant eux assez sobres, mais allant à l’essentiel. Les six cordistes se rattrapent par contre sur les soli de guitare, redoutables de maitrise et de joliesse.
Les textes de la majorité de la tracklist sont assez imprégnés ‘’questions existentielles’’ (mort, religion, erreurs commises par le genre humain, etc..), néanmoins un morceau comme « Starchild », (que j’aime pour son côté Atmosphérique et mélancolique), est quant à lui paré de paroles qui me semblent implicitement êtres une fable écologiste.
En tous les cas il en ressort quelque chose de très positif,  car après seulement deux ou trois écoutes des treize compos, beaucoup de passages accrocheurs se logent aisément dans nos neurones et hantent aisément l’esprit. Quelques morceaux sont assez bien foutus (j’apprécie réellement «The Wait», «Jennifer», les passages progressifs de «Starchild», le dramatique «The Naked Ape», ou le très mélancolique «Road To Consciousness Part 1 : Even A Rose») et il ne manquerait pas grand-chose pour faire oublier la faiblesse de la production. Pour exemple même, «Road To Consciousness Part 2 : The Limbo» et Road To Consciousness Part 4 «Consciousness» ne pêche finalement que par le son de caisse claire moyen.
Si un deuxième album doit faire suite à «Road To Consciousness», gageons que le destin lui offre les moyens de mettre en valeur un travail que je trouve intéressant ici. J’imagine comme «Road To Consciousness Part 4 : Consciousness», titre final de presque huit minutes sur lequel la quasi-totalité des invité(e)s chanteurs et chanteuses se côtoient, aurait pu ‘‘sonner’’, mixé avec des gros moyens techniques…

 

 

 

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Chroniqueur : Olivium

 
 
Line-up


Bernard Daubresse - Guitar, Bass, Keyboards

Guests:
Kristell Lowagic - Vocals
Laura Crowet - Vocals
Paul Wan Vanhoren - Vocals
Justine Daaé - Vocals
Serge Van de Poel - Vocals
Benjamin Albertani - Vocals
Lauryn Gaet - Vocals
Krys Fruit Denhez - Vocals
Ville Laaksonen - Vocals
Marja Supponen - Vocals
Leny Andrieux - Vocals
Jamie-Lee Smit - Vocals
Christoph Jaeger - Guitars
Eric Renwart - Guitar
Nico Claus - Guitar
Valery Granson - Guitar
Manu De Ros - Bass
Olivier van Houte - Hammond
Kris Debie - Drums
Yves Huts - Orchestral arrangements

 

Tracklist


01. Renunciation (1:27)
02. The Middle Path (3:41)
03. Mirror Mirror (5:02)
04. I Am God (3:40)
05.The Wait (5:06)
06. Jennifer (4:04)
07. Starchild (4:43)
08. In A War (4:36)
09. The Naked Ape (3:39)
10. Road To Consciousness Part 1 : Even A Rose (4:26)
11. Road To Consciousness Part 2 : The Limbo (4:21)
12. Road To Consciousness Part 3 : The Choice (2:11)
13. Road To Consciousness Part 4 : Consciousness (7:47)






 

Site officiel :
www.roadtoconsciousness.com

Pays:
BELGIQUE

 


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Dernière mise à jour : ( 27-06-2011 )